L'avocat général de la cour d'appel de Paris a requis lundi des peines allant de cinq à dix ans d'emprisonnement et une relaxe à l'encontre des quatorze prévenus poursuivis dans l'affaire dite des "filières tchétchènes".L'arrêt sera mis en délibéré à l'issue des plaidoiries de la défense qui devraient prendre fin le 20 mars.
Les peines les plus lourdes ont été requises contre Nourredine Merabet et Saïd Arif, condamnés en première instance à neuf ans, assortis d'interdiction définitive du territoire français. Selon l'accusation, ils se sont rendus en 2001 dans les camps d'entraînements d'islamistes radicaux dans les gorges de Pankissi, base arrière des combattants tchétchènes en Géorgie,où ils ont appris le maniement des explosifs et des produits chimiques.
Le représentant du ministère public a requis cinq ans d'emprisonnement contre Afsa Benchellali, l'épouse de Chellali Benchellali condamnée à deux ans avec sursis en première instance. Le cas de cet ancien imam de Vénissieux a été disjoint lors de l'ouverture du procès.
Expulsé le 7 septembre vers l'Algérie, la cour a estimé qu'il avait le droit d'être présent pour se défendre. Son procès a été fixé au 15 octobre. Il avait écopé de deux ans de prison, dont six mois ferme, en première instance.
Béatrice de Beaupuis a requis à l'encontre des onze autres prévenus des peines de cinq, six et huit ans d'emprisonnement ferme, assorties d'une interdiction définitive du territoire français pour les personnes de nationalité étrangère.
Une partie du groupe a été démantelée en décembre 2002 à La Courneuve et à Romainville en Seine-Saint-Denis, les enquêteurs les soupçonnant de préparer un attentat probablement de nature chimique sur le sol français. En janvier 2004, une nouvelle vague d'arrestations a conduit au démantèlement d'une autre partie à Vénissieux (Rhône) où une officine clandestine abritant des produits toxiques -dont de la ricine- a été mise au jour.
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