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Vieux 19/11/2007, 10h57
Qeyss Qeyss est déconnecté
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Qeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renomQeyss a une réputation au-delà de tout renom
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Assalamou 'alaykoum


1)Les savants ayant commenté ce hadith :

Ismâ’îl Ibn Abi Ouweis le Sheikh de Boukhâri
Abou ‘Oubeyd Al-Qâssim Ibn Salâm dans son « Gharîb al-hadith »
Abou Sa’id Ad-Darîr Nayssabûri
Abou Mohammed Ibn Qouteyba
Al-Khatâbi dans son explication du Sahîh de Boukhâri
Thâbit Ibn Qâssim
Az-Zoubeyr
Ahmad Ibn ‘Oubeayd Ibn Nâsih
Abou Bakr Ibn Al-Anbârî
Ishâq Al-Kâzi
Ya’qoub Ibn Sikît
Abou ‘Oubeydah
Abou –l-Qâssim ‘Abdou-l-hakim Ibn Hibbân l’Egyptien
Az-Zamakhchâri dans son “Fâ-iq”
Al-Qâdî ‘Iyyad
Ibn Hajar Al-‘Asqalâni

2)Où se trouve ce hadith ?

C'est le hadith 4790 chez Boukhari dans le chapitre du mariage sur la bienséance envers la femme.

C'est le hadith 4481 chez Mouslim dans le chapitre des mérites des Sahabas

C’est le Hadith 9138 chez Nassâ-i

C’est le hadith 7104 chez Ibn Hibbân

C’est le hadith 265 chez Tabarâni

3)Origine des femmes

Il fut dit qu’elles venaient d’une tribu du Yémen, d’autres ont dit de la Mecque, d’autres ont dit qu’elles ne sont pas musulmanes.

On voit dans ce hadith comment le Prophète malgré sa mission prophétique et toutes les occupations qui y sont liées au niveau de la prêche, l’enseignement, l’orientation de la communauté, le combat dans la voie d’Allah, cela ne l’empêche pas de s’asseoir et d’écouter attentivement son épouse ‘Aicha lui conter un récit.

Comme le mentionne Zohri, Aicha mémorisait 18000 vers de poésie, et avait une connaissance profonde sur l’histoire des arabes.

Ibn Hajar a dit que lorsque les femmes s’asseyent pour discuter, la majeure partie de leur discours est au sujet des hommes, et quant aux hommes eux, c’est sur les moyens de subsistance.

Personne ne doit dire à quoi bon ce récit car le meilleur homme l’a écouté d’une oreille attentive.

Allah a dit : Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.

Eclaircissement sur certaines paroles du hadith


La majorité des commentateurs disent que la première femme se plaint du mauvais caractère de son mari et du peu de bien qu’il lui fait.

Quand à celle qui compare son mari à un guépard, les savants disent que ça peut être aussi une critique dans le sens où son mari dort beaucoup comme le guépard.

La sixième dépeint son mari comme étant avare, glouton, désintéressé d’elle, il faut savoir que les arabes apprécient celui qui mange et boit peu mais copule beaucoup, cela est une marque de sa virilité et dignité.

Dans une version il est dit mentionné que la septième femme a dit : « Quand il te parle c’est pour t’insulter »

Ce hadith nous enseigne que l’homme doit montrer à sa femme son amour pour elle et le lui dire.

A l’époque la femme bien en chair était préférée, la preuve en est la parole suivante d’Oum Za’r :

« La fille d'Abou Zar', quelle fille celle d'Abou Zar', obéissante envers ses parents, bien en chair sa coépouse la jalouse pour sa beauté, son bon caractère et sa pudeur. »

Parmi les enseignements de ce hadith c’est qu’il est permis de parler des nations précédentes et profiter de leur sagesse car comme on l’a dit il fut mentionné que ces femmes ne sont pas musulmanes.

Y a-t-il de la médisance dans ce récit ?

Ibn Qayyim nous explique que parler du mari en mentionnant ce qu’il a de mauvais n’est pas de la médisance si le but est d’éloigner les gens de cette pratique comme le mentionne Khattabi, d’autres ont dit que cette argumentation aurait été valable si le Prophète avait entendu ces femmes sans rien dire, mais cette histoire ressemble plus au fait de dire : « Il y a des gens qui font ça et ça », Ibn Qayyim continue en disant que c’est sûrement ça que visait Khattabi .

Des savants ont dit que ce n’était pas de la médisance car ces femmes ne se connaissaient pas, d’autres réfutent en disant qu’à partir du moment où une femme cite son mari dans ce qu’il déteste alors c’est de la médisance à moins qu’elle soit en train de se plaindre auprès du juge, mais cette argumentation là est réfutée par d’autres savants en disant que la personne inconnue ne subit aucune nuisance à cela et d’ailleurs l’on ne sait même pas si ces femmes sont musulmanes donc il est inutile de parler du statut de la médisance en ce qui les concerne.

De la préférence d’épouser une femme jamais mariée

Il y a aussi un argument pour ceux qui ne veulent pas épouser une femme déjà mariée, car Oum Zar’ minimise tout le bien de son nouveau mari par rapport au premier, ainsi l’amour cache les mauvais agissements, car malgré qu’elle fut répudiée, elle le loue avec force et exagération.

Le croyant ne doit pas être un glouton

Allah a dit :« Et ceux qui mécroient jouissent et mangent comme mangent les bestiaux; et le Feu sera leur lieu de séjour.»[47 :12]

Le Prophète a dit : « Le Croyant mange dans un seul intestin et l'infidèle mange dans sept intestins. »

Il y a dans ce hadit une incitation à la modération et l’ascétisme et à la résignation, manger peu fait partie des nobles caractères, certains croyants mangent ainsi, et la plupart des mécréants mangent avec sept intestins.
Nafi’ a dit : « Ibn ‘Omar ne mangeait pas tant qu’on ne lui amenait pas un pauvre pour manger avec lui, je fis entrer auprès de lui un homme qui mangea beaucoup, Ibn ‘Omar me dit : « Ô Nafi’ ne fait pas rentrer ce genre de personnes chez moi, car j’ai entendu le Prophète dire : « Le Croyant mange dans un seul intestin et l'infidèle mange dans sept intestins. »

Nawawi explique qu’Ibn ‘Omar a dit cela car cette personne ressemblait aux mécréants, et celui qui les ressemble doit être côtoyé que par nécessité.

Ibn Qayyim explique la voie du Prophète en ce qui concerne l’alimentation :

« Ainsi était sa voie et sa manière d’agir dans l’alimentation, il ne rejetait pas un met existant de même qu’il ne se donnait la peine à en trouver un non présent, il mangeait toute bonne chose qu’on lui présentait sauf si son âme ne l’aimait pas alors il la laissait sans l’interdire, jamais il n’a critiqué un plat, s’il l’aimait il en prenait sinon il le laissait […] il mangeait de ce dont il disposait, s’il ne trouvait pas il patientait au point de serrer une pierre sur son ventre, et dès fois il passait trois croissants de lune sans que le feu ne soit allumé chez lui»[Zad al Mi’âd 147/1]

Manger beaucoup amène :

La paresse
L’oubli vis-à-vis de ceux qui souffrent de la faim
Se soumettre à son âme et se laisser briser par les passions
Dormir beaucoup et ne pas veiller la nuit en prière
Détériore la santé

Ibn ‘Omar rapporte qu’un homme a roté auprès du Messager qui lui a dit : « Epargne-nous ton rot, ceux qui sont les plus rassasiés sur terre auront le plus faim le jour dernier » Rapporté par Tirmidhi 2015 de même qu’Ibn Abi Dounia, Tabarânî et Bayhaqî d’après Abou Djouhayfa et ils rajoutèrent qu’Abou Djouhayfa n’a plus mangé à satiété jusqu’à quitter ce monde.

L’homme peut-il frapper son épouse ?

Allah a dit : « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand! » [4 :nissa]

Tabari commente ce verset en disant que la manière de frapper la femme désobéissante doit être de façon à ne pas lui causer de mal

‘Atta a dit : « J’ai demandé à Ibn ‘Abbas ce que signifie frapper non brutalement il m’a dit : « Il doit utiliser un siwak ou quelque chose de similaire pour la frapper»

Quand le Prophète fut interrogé sur ceux qui frappent leurs femmes, il a répondu en disant qu’ils ne sont pas les meilleurs des croyants ; personne n’ignore que le Messager d’Allah n’a jamais frappé une de ses épouses.

Et Allah a dit : « En effet vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au jour dernier et invoque Allah fréquemment. »[33/21]

Enseignements divers :

On y voit aussi que la comparaison n’implique pas qu’il y est une adéquation entre le comparé et le comparant à tout niveaux, car le Prophète s’est comparé à Abou Zar’

Une version rapporte que ‘Aicha aurait répondu au Prophète [Paix sur lui] : « Non ! Je sacrifierais pour toi mon père et ma mère, tu es avec moi mieux que ne fut Abou Zar’ avec Oum Zar’. »

Cela nous indique premièrement qu’il est permis d’utiliser cette expression mais aussi que l’on peut louer une personne devant elle, tant que cela ne va pas lui nuire.

Ce récit nous montre qu’il est aussi permis d’utiliser des mots étranges et de parler en prose rimée à condition que cela ne soit pas pénible.
Il y a aussi la permission au couple de se raconter des histoires et récits pour égayer l’âme.

Certains disent qu’Abou Zar’ aurait regretté son geste et écrit un poème en ce sens.

Ibn Taymiyya fut interrogé sur la philosophie et la logique, il répondit :

« C’est comme un maigre morceau de viande de chameau à la crête d'une montagne, les gens ne peuvent y accéder que difficilement et une fois atteint il est dégoûtant et pas assez gras pour le transporter et le manger »

Ces enseignements sont un résumé de l’explication d’Ibn Hajar sur ce hadith dans son commentaire du Sahih de Boukhari.

Wassalamou 'alaykoum
__________________
Sois dans ce monde comme un voyageur, que ton coeur ne s'attache à rien.
Réponse avec citation