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Vieux 05/07/2003, 17h29
Bannis
 
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salafi75018 deviendra célèbre bien assez tôt
Par défaut LA VOIX DES GENS DE LA SOUNNAH. 1ere partie.

salam aleikoum wa rahmatullah wa barakatou.

La Voie des Gens de la Sounnah
SHEIKH RABÎ IBN HÂDÎ AL-MADKHALÎ.




BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm




SHeikh Al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahoullâh) a dit :

« Certains des savants Châfi'îtes et hanbalîtes, ainsi que d'autres, ont permis de tuer ceux qui appellent aux innovations qui sont en opposition au Qor'ân et à la Sounnah. Ceci est le cas avec les savants Malikîtes qui disent : « Mâlik et d'autres ont seulement permis de tuer les Qadariyah dans le but d'éradiquer la corruption dans le pays, et non à cause de leur apostasie » [1]

Et il (rahimahoullâh) a dit également :

« Tout innovateur qui a la preuve établie contre lui, il est requis pour lui de subir la punition (châtiment. Et dans le cas contraire, alors ses actions innovatrices et interdites restent tout de même vaines et ne contiennent aucune récompense en elles-mêmes. Plutôt, elles enlèvent ses bonnes actions, réduisent sa récompense et servent comme moyen de rabaisser son honneur et son statut. Ceci est le jugement concernant ceux qui sont égarés, et c'est leur rétribution. Et Allâh juge avec équité et justice, Il n'est injuste envers rien, ni même un atome. » [2].

Taqî ud-Dîn Mohammad 'Abd ul-Ghanî al-Maqdissî (rahimahoullâh) a dit concernant les divers groupes :

« Sache, qu'Allâh te fasse miséricorde, que l'Islâm et ses suiveurs sont affaiblis par trois types de groupes :

1) le premier type rejette les ahadîth concernant les attributs d'Allâh et prétendent que leurs rapporteurs sont des menteurs. Ces individus sont plus nuisibles à l'Islâm et ses suiveurs que les mécréants.

2) un autre groupe croit qu'ils sont authentiques et les acceptent, cependant, ils changent leur sens. Ces gens sont bien pire en mal que le premier groupe.

3) le troisième type de groupe combine les deux premières tendances. Selon leurs prétentions, ils éliminent tous les attributs d'Allâh anthropomorphiques, tandis qu'ils mentent. Ceci les mène à accepter les deux premières tendances. Et ils sont bien plus pire en danger que les deux premiers groupes » [3]

Ibn Al-Djawzî (rahimahoullâh) a dit :

« 'Abul Wafa 'Alî Ibn 'Aqîl a dit : « Notre SHeikh 'Abul Fadl Al-Hamdhanî a dit : Les innovateurs en Islâm et les fabricateurs de ahadîth sont pires que les mécréants. Ceci car les mécréants essaient de corrompre la Religion de l'extérieur, tandis que ces individus essaient de la corrompre de l'intérieur. Ils sont tels les habitants d'un pays qui s'efforcent d'en corrompre l'état (de l'intérieur), alors que les mécréants sont tels un escadron faisant le siège du pays de l'extérieur. Ainsi ce sont ceux de l'intérieur qui ouvrent les portes des forteresses entourant le pays. Ce genre de personnes sont pires envers l'Islam que ceux qui ne s'y attribuent pas. » [4].

Je dis que ce genre de paroles concernant les divers groupes (déviants) est un des attributs fondamentaux de l'Islâm. Et il n'y a pas de doute que ces innovateurs possèdent de bonnes caractéristiques. Cependant, ces grands savants n'en ont mentionné aucune d'entre elles, car les mentionner n'est pas une obligation.

Ainsi, il faisait partie de la méthodologie des pieux prédécesseurs de mettre en garde contre les livres qui détenaient en eux des innovations, en sauvegardant ainsi le manhaj (méthodologie) des musulmans de leurs effets nocifs et dangereux. Cela ne représente pas une forme d'injustice de la part d'un musulman, qui met en garde contre un livre, de mentionner les défauts qui y sont présents, car il met en garde les musulmans contre son mal. Ceci, même s'il ne cite aucune de ses bonnes qualités. Plutôt, c'est une injustice de sa part que de le dénigrer par des défauts qui ne sont pas présents dedans, même si l'auteur du livre est mécréant.

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahoullâh) a dit :

« Mentir contre un individu est totalement interdit, qu'il soit un musulman, un mécréant, ou un pécheur malfaisant. Cependant, forger un mensonge contre un croyant est plus grave. Malgré que toutes formes de mensonges contre une personne sont interdites, cela est permis en temps de nécessité légitime ». [5].

Certes le Messager d'Allah (sallallahou 'alayhi wa sallam) a mis en garde contre le fait de lire les livres des juifs et des chrétiens. Jabir Ibn 'Abdoullah (radhi Allâhou 'anhou) a rapporté que 'Oumar Ibn ul-Khattâb (radhi Allahou 'anhou) s'approcha un jour du Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) tandis qu'il tenait un livre qu'il avait obtenu des Gens du Livre. Alors il (sallallahou 'alayhi wa sallam) se fâcha et dit : « as-tu des doutes, O Ibn al Khattâb ? Par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains, je vous l'ai certes apporté dans sa forme purifiée. Ne leur demandez pas (aux Gens du Livre) car ils vont soit vous informer de la vérité et vous y mécroirez, ou bien d'un mensonge et vous y croirez. Par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains ! Si Mussa était vivant aujourd'hui, il n'aurait pas le choix si ce n'est de me suivre ! » [6].

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahoullah) a dit :

« Ceci est la réalité des paroles de ceux parmi les Salaf et les gens de science qui disent : "certes, ceux qui appellent vers l'innovation, on ne doit pas accepter le témoignage d'eux. Ni ils ne doivent être suivis dans la prière. Ni la science ne doit être prise d'eux. Ni on ne devrait leur donner de femme en mariage". Ceci est leur rétribution, jusqu'à ce qu'il arrête ce qu'ils font. A cause de cela, il doit être noté qu'il y a une différence entre celui qui appelle vers les innovations et celui qui n'y appelle pas [mais qui est quand-même un innovateur]. Celui qui y appelle, qui fait montre publiquement de son mal, alors il est nécessaire de le punir, à l'opposé de celui qui cache son innovation. Certes, ce dernier est seulement aussi mauvais que les hypocrites - ceux dont le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) acceptaient leur témoignage (de foi) et en remettait leurs pensées secrètes à Allah, alors qu'il savait la condition de la majorité d'entre eux ». [7].

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahoullah) a dit dans son tafsîr de la parole d'Allah :

« La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l'exécution de la loi d'Allah - si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu'un groupe de croyants assiste à leur punition. »
[8] :

Ainsi, Allâh a ordonné qu'ils soient rétribués et punis en présence d'un groupe parmi les croyants. Ceci peut être fait par l' évènement qui est témoin pour lui-même ou bien par les croyants qui y assistent. La raison derrière cela est que, puisque l'acte de désobéissance est fait de manière publique, et bien son châtiment doit être fait publiquement. Cela est conforme à ce qui est dit dans un hadîth : « Quiconque pèche en secret, qu'il se repent en secret. Et quiconque pèche en public, alors qu'il se repent en public. » Cela ne rentre pas dans le fait de cacher, tel le cacher qu'Allâh aime, ainsi qu'il apparaît dans le hadîth : « Quiconque cache les fautes d'un musulman, Allâh lui cachera ses fautes ». Plutôt, si cet acte mauvais public devait être caché, cela reviendrait à agréer un mal public. Dans un hadith il est dit : « certes, lorsqu'un péché est gardé caché, il ne cause pas de tort, excepté à celui qui l'a commis. Et lorsqu'il est fait en public, et qu'il n'est pas repoussé, il nuit à la masse des gens ».

Ainsi, si cela est fait en public, alors sa rétribution doit de même être faite en publique, selon ce que la justice ***çoit. Pour cette raison, il n'est pas considéré comme étant de la médisance le fait de parler sur celui qui fait promotion publiquement de ses innovations et de sa perversion, ainsi qu'il a été rapporté d'après Hassan Al-Basrî et d'autres. Car lorsqu'un individu promulgue cela, il justifie lui-même qu'il doit être puni par les musulmans. La moindre de ces formes de punition est qu'il soit dénigré et dés-honoré afin que les gens l'évitent et s'écartent de lui et de sa déviance. Et s'il n'est pas dénigré et que le mal ou bien la désobéissance ou l'innovation qu'il fait n'est pas exposé au public, alors les gens seront abusés par lui. Alors cela amènera vraisemblablement certains d'entre eux à agir selon ce à quoi il croit. En même temps, cela ne l'entraînera qu'à persévérer dans son audace, son mal et sa désobéissance. Donc si les fautes qu'il a en lui sont citées, alors il se contiendra et d'autres se réfréneront de son mal et de l'accompagner et de socialiser avec lui.

Al-Hassan Al-Basrî (rahimahoullah) a dit : « Te détournes-tu du fait de citer l'état du fâjir (impudique, libertin) ? Cite ce qu'il a en lui, afin que les gens soient mis en garde contre lui ! » Cela a été rapporté de manière « marfou' ».

La perversion (foujour) est un terme englobant toutes les choses impliquant la désobéissance, ou l'infamie, ou les paroles malfaisantes, qui entraînent auprès de celui qui les entend de penser qu'il y a de la perversion, du mal dans celui qui les a prononcées. Pour cette raison, il est nécessaire que ce genre d'individus soit abandonné. S'il proclame publiquement son innovation ou sa désobéissance ou sa perversion ou son immoralité ou le fait qu'il accompagne celui qui fait ce genre de choses de telle sorte qu'il ne prête pas attention si les gens vont parler en mal de lui ou non, alors certes ne pas l'abandonner serait une forme d'encouragement envers lui. S'il proclame publiquement ses mauvaises actions, alors il doit être abandonné publiquement et s'il fait ses mauvaises actions en secret, alors il doit être abandonné secrètement. Ceci car la Hijrah (l'abandon) est le fait d'abandonner quelque chose basée sur le mal qui y est trouvé dedans. Et abandonner le mal est le fait de rester loin de ce qu'Allah a interdit , ainsi qu'Allâh le dit :

« Et des idoles écartes-toi »
[9]

Et Il dit :

« et écarte-toi d'eux d'une façon convenable. »
[10]

Et Il dit :

« Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci : lorsque vous entendez qu'on renie les versets (le Coran) d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux »
[11].

Ibn 'Abd il-Barr (rahimahoullah) a dit :

« Ismâ'îl Ibn 'Abdar-Rahman nous a informés que Ibrahim Ibn Bakr a raporté qu'il avait entendu Abou 'Abdillah Mohammad Ibn Ahmad Ibn Ishaq Ibn Khouwaizmindad Al-Misrî Al-Malikî dire dans le Livre Al-Ijarat : « Mâlik a dit qu'il n'est pas permis de louer aucun des livres (basés sur) les vains désirs, les innovations et l'astrologie, et il cita certains livres puis dit : Et les livres des vains désirs et innovations, selon nos compagnons, sont les livres des ahl ul-kalam (gens de la rhétorique, philosophes) du genre des Mou'tazila et autres qu'eux. Louer ou prêter ces livres n'est pas permis. Il en va de même pour les livres qui parlent de déterminer le futur en se basant sur l'astrologie, les livres d'incantations des Djinns et tout ce qui y ressemble. Et il a dit dans le livre des Shahadat (témoignages), en ce qui concerne l'explication de la parole de l'Imam Mâlik : « accepter le témoignage des gens de l'innovation et des vains désirs n'est pas permis » : « les gens de la passion, selon Mâlik et le reste de nos compagnons sont les gens de la rhétorique (kalam).

Donc quiconque nourrit un penchant pour cette rhétorique, alors il fait partie des gens des vains désirs et de l'innovation, qu'il soit Asha'ârî ou autre que cela. Son témoignage en Islâm ne doit pas être accepté du tout, il doit être abandonné et doit être éduqué et corrigé à propos de son innovation. Et s'il persiste à faire cela, il doit s'en repentir ». [12]. Et Ibn 'Abd il-Barr (rahimahoullah) a dit immédiatement après avoir cité le hadîth de Ka'ab Ibn Mâlik (radhiallahou 'anhou) à propos de trois individus qui se sont opposés au Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) : « Dans ce hadîth de Ka'ab (radhi Allahou 'anhou), il y a la preuve qu'il est permis pour un individu d'abandonner son frère, si l'innovation ou le mal commence à poindre en lui, en espérant que son abandon servira à lui apprendre et à le réprimander. » [13].

Al-Khâtib Al-Baghdâdî (1/232) a rapporté avec une chaîne reliée à Al-Fadl Ibn Ziyâd :

« J'ai demandé à Abû 'Abdillah (Ahmad Ibn Hanbal) à propos de Al-Karabissî et ses croyances qu'il proclame, alors son visage devint sérieux et il baissa sa tête en silence pendant un temps puis dit : « cet individu proclame (manifeste) les tendances des Djahm. Allâh dit :

« Et si l'un des associateurs te demande asile, accorde-le-lui, afin qu'il entende la parole d'Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. »
[14].

Mais auprès de qui les entend t-il ? Et le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) a dit : « Et il (le mécréant) bénéficie du pacte de confiance, afin qu'il entende les paroles d'Allâh » . Certes, les épreuves qui touchent les gens ne vinrent qu'à cause de ces livres qu'ils ont mis en avant. Ils ont abandonné les ahadîth du Messager d'Allâh (sallallahou 'alayhi wa sallam) et de ses compagnons et ont accepté avec empressement ces livres ! ».

SHeikh Shams ud-Dîn Abou 'Abdillah Mohammad Ibn Mouflîh a dit :

« SHeikh Mouwafiq ud-Dîn (Ibn Qudâma) a mentionné l'interdiction de regarder dans les livres des innovateurs et il a dit : « Les Salaf interdisaient aux autres de s'asseoir avec les innovateurs, de regarder dans leurs livres et d'écouter leurs discours ». [15].

L'Imâm al-Baghawî a dit :

« Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) nous a informés que cette Ummah se diviserait en groupes et que les désirs et innovations apparaîtraient parmi eux. Et il (sallallahou 'alayhi wa sallam) a déclaré sauvé quiconque suit la Sounnah et la Sounnah de ses compagnons (radhi Allahou 'anhoum). Ainsi, il est un devoir pour tout musulman, lorsqu'il voit un homme répandre quoi que ce soit de désirs vains ou d'innovations de manière consciente, ou bien s'il méprise quelque partie que ce soit de la Sounnah, de l'abandonner et de s'en émanciper, qu'il soit mort ou vivant. Ainsi, il ne lui passe pas le salam, lorsqu'il le rencontre ni ne lui répond si c'est l'autre qui a passé le salam en premier.

Il doit persévérer à agir ainsi jusqu'à ce que l'individu abandonne son innovation et retourne à la vérité. Quant à l'interdiction d'abandonner (de faire hijrah) de son frère plus que trois jours [16], et bien cela concerne une dispute qui s'est produite entre deux personnes par rapport à leur amitié ou leurs liens familiaux. Ce n'est pas par rapport à la Religion, car certes, abandonner les gens des vains désirs et innovations (ahl ul-ahwa wal-bida') ne cesse jamais, jusqu'à ce qu'ils se repentent. » [17].

L'Imâm Ach-Châtibî (rahimahoullah) a dit :

« Certes, le groupe sauvé - et ils sont les Ahl us-Sounnah wal-Djamâ'a - a pour ordre de se dissocier des gens de l'innovation, de les bannir et de punir sévèrement quiconque suit dans leur direction, que ce soit en le tuant ou moins que cela. Les savants nous ont mis en garde contre le fait de les accompagner et de se réunir avec eux. Ceci est la meilleure preuve d'hostilité et de haine envers eux. Cependant, celui qui parvient à faire cela (les innovations) est celui qui cautionne cela en se divisant de la Djamâ'a (le Qor'ân et la Sounnah) à cause de ce qu'il a innové quant au fait de suivre les autres chemins que celui des croyants, et non juste dans le but de montrer de l'hostilité. Et comment cela peut-il être, alors qu'il nous est ordonné de nous dissocier d'eux, et tandis qu'il leur est ordonné de se lier avec nous et de retourner à la Djamâ'a ? ». [18]

Ach-Châtibî (rahimahoullah) a dit :

« Lorsque ces groupes commencent à appeler vers leur égarement et qu'ils l'embellissent dans les cœurs des gens de la masse et de ceux qui n'ont pas de science, alors certes, le mal que ces gens causent aux musulmans est identique au mal qu'Iblis cause. Et ils sont des shayâtin [les démons] de parmi l'humanité. Ainsi il n'y a aucun doute qu'ils doivent être dénoncés pour ce qu'ils sont - des gens de l'innovation et de l'égarement - de même que ceux qui se réclament de ces divisions, s'il y a des preuves suffisantes qui montrent qu'ils font partie d'eux. Donc il n'y a aucun doute que ces genres d'individus doivent être exposés et bannis, afin que le mal qui émane d'eux ne touche pas les musulmans. Et s'ils délaissent le fait de les dénoncer et de s'écarter d'eux, alors le résultat de cela sera bien pire que le mal causé par eux, si la raison de l'abandon du fait de les dénoncer est à cause de la peur de causer de la division et de la haine... » [19]

Je dis que ceci est le chemin des Salaf et ce sont leurs règles et lois. C'est la manière avec laquelle ils agissaient avec ces genres de livres et leurs auteurs, les innovateurs, ainsi que tu l'as vu dans les paroles d'Ibn Taymiyyah, Al-Baghawî, et Ach-Châtibî, et dans les paroles de 'Abd al-Barr qui les relie à Mâlik et ses compagnons. Il y a également le parole de Al-Khâtib et de Al-Mouwaffiq Ibn Qudâma qui les rapporte à l'Imâm Ahmad et tous les Salafs, sans exception.

Ibn ul-Qayyîm a dit (rahimahoullah) :

« Ainsi il n'y a pas de prix à payer en retour pour le fait de brûler et détruire les livres déviants. Al-Marwazî a dit : « j'ai dit à Ahmad : j'ai emprunté un livre qui contient du mal et des choses détestables en lui. Penses-tu que je dois le déchirer et le brûler ?" Il répondit : « Oui ». Alors je le brûla ».

Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) vit un jour un livre dans la main de 'Omar que ce dernier avait transcrit de la Torah et dont il s'étonnait de voir comment il était en conformité avec le Qor'ân. Alors la colère se refléta sur le visage du Messager d'Allâh (sallallahou 'alayhi wa sallam) jusqu'à ce que 'Omar aille vers un feu et l'y jette dedans.

Ainsi, qu'en serait-il si le Messager d'Allâh (sallallahou 'alayhi wa sallam) voyait ce qui a été écrit après lui au niveau des livres qui s'opposent et contredisent ce qui est dans le Qor'ân et la Sounnah ? ! Et Allâh est Celui en qui nous recherchons secours ! Le Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) a ordonné à tous ceux qui avaient conservé ses (sallallahou 'alayhi wa sallam) paroles d'effacer tout ce qu'ils avaient conservé de lui (sallallahou 'alayhi wa sallam), excepté le Qor'ân, puis il permis ensuite que sa Sounnah soit conservée, mais n'a pas donné permission pour quoi que ce soit en dehors de cela.

Dès-lors, tous ces livres qui consistent en l'opposition avec la Sounnah ne sont pas permis d'être écrits. Plutôt, ils ont pour seule permission d'être effacés et détruits car il n'y a rien de plus néfaste auprès de le Ummah que ces livres. Les Sahâba (radhi Allahou 'anhoum) avaient brûlé toutes les copies du Moushaf qui s'opposaient au moushaf de 'Outhmân (radhi Allahou 'anhou) de peur que la divergence se propage dans la Ummah (s'ils ne l'avaient pas fait). Ainsi qu'en serait-il s'ils voyaient les livres de nos jours qui entraînent la désunion et la division parmi la Ummah ! ». [20]

Puis Ibn ul-Qayyîm dit (rahimahoullah) :

« L'enjeu est que ces livres qui contiennent des mensonges et des innovations, soient annihilés et détruits. Détruire ces livres prend plus préséance que la destruction des instruments de musique et les récipients d'alcool, car leur mal est bien plus immense que celui causé par ces (dernières) choses. Et il n'y a pas de prix en retour à payer (assurance) pour leur perte, de même qu'il n'y a pas de prix à payer en retour (assurance) pour le fait de briser les récipients dans lesquels on boit de l'alcool ». [21]

L'Imâm Adh-Dhahabî (rahimahoullah) a dit :

« Sa'îd Ibn 'Amr al Barda'î a dit : « J'ai vu Abû Zour'a lorsqu'il fut interrogé à propos de Al-Harith Al-Mouhassibî et ses livres. Et il a répondu au questionneur par la parole : « Prend garde de ces livres car ce sont des livres d'innovation et d'égarement ! Accroche-toi fermement aux ahadîth car certes tu y trouveras ce qui est suffisant pour toi ». Puis il lui fut dit : « Il y a des exhortations pour nous dans ces livres ». Alors il répondit : « Quiconque ne reçoit pas d'exhortation du Qor'ân, alors il ne recevra aucune exhortation de ces livres ! Vous est-il parvenu que Soufyan ou Mâlik ou Al-Awzâ'î ont déjà écrit leurs genres de livres basés sur l'erreur et le doute ? Combien rapides sont les gens à tomber dans les innovations ! ».

Al-Harîthi mourut en 243 après la Hijrah. Donc où en sont les semblables de Al-Harîth maintenant ? Et qu'en serait-il si Abû Zour'a voyait les livres qui ont été écrit après, tels que « Qouwat al-Qouloub » (la force des cœurs) de Abû Tâlib ? ! Et ou en sont les livres du genre de « Qouwat al-Qouloub » maintenant ? Qu'en est-il s'il lisait « Bahjat ul-Asrar » (la splendeur des dimensions cachées) de Ibn Jouhdam, ou bien « Haqa iqout-tafsîr » (la véritable signification du Qoran) de As-Soulami ? Il deviendrait totalement fou ! ! Qu'en serait-il s'il voyait les livres de Abû Hamid at Toussi (c-a-d Al-Ghazalî), d'ailleurs, à cause du grand nombre de ahadîth fabriqués trouvés dans « Ihya 'Ouloum ad-dîn » (la revivification des sciences de la religion) ? Qu'en serait-il s'il voyait Al-Ghouniya ou SHeikh 'Abd ul-Qadir (al-Djilânî) ? Qu'en serait-il s'il voyait le livre « Foussous al-Hikam » (les segments de la sagesse) et « Al-Foutouhât al-Makkiyyah » ? ! . [22]

Certes, lorsque Al-Harîth fut la « voix du peuple » durant cette époque, bien qu'il y avait un millier de savants du hadîth vivants en ce temps-là, parmi lesquels Ahmad Ibn Hanbal et Ibn Rahaway. Et lorsque les savants du hadîth devinrent des individus tels que Abn Ad-Dakhmis et Ibn Shahana, il (Al-Harîth) devint connu comme étant l'un des plus grand des gens de science, de même que l'auteur de Al-Foussous (Ibn 'Arabî) et Ibn Sab'în. Et nous demandons à Allâh le pardon ! ! [23]

Je dis : Qu'Allâh déverse Sa Miséricorde sur l'Imam Adh-Dhahabî ! Qu'en serait-il s'il voyait des livres du genre de « At-tabaqat » de Ash-Sha'rani et « Djawahir ul-ma'ani » et « Boulough ul-amani fî faid Abil 'Abbas at-Tijani » de 'Alî Ibn Harazil Al-Fassil ? Et qu'en serait-il s'il voyait « Khazinat ul-Asrar » de Mouhammad Haqi an-Nazil ? ! Ou bien s'il voyait « Nour al-Abssar » de Ash-Shilanji ? ! Qu'en serait-il s'il voyait « Shawahid ul-Haqq fî Djawazil istighathati Sayyid il-khalq » (Témoignage de la vérité concernant la permission de rechercher l'aide auprès du Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam)), et « Jami' kiramat ul-Awliya » (une compilation de miracles de saints) de An-Noubhani ? ! Qu'en serait-il s'il voyait Tablighi Noussab et ses genres parmi les auteurs qui adhèrent aux ordres Soufîs ? !

Qu'en serait-il s'il voyait les travaux du Ghazalî de notre époque - travaux qui engagent le combat contre la Sounnah Prophétique, raille et ridiculise ceux qui la soutiennent et ceux qui s'y attachent fermement parmi les jeunes suiveurs des Salaf, et (livres) qui leurs lancent les pires accusations hideuses et leurs attribuent les noms les plus répulsifs ? ! Qu'en est-il s'il voyait les travaux de Al-Mawdoudî et ce qu'ils contiennent comme croyances, idéologies et méthodologies déviantes ? ! Qu'en serait-il s'il voyait les livres de Al-Qardhâwî, qui s'élèvent pour défendre et supporter les innovateurs et leurs innovations ? ! Plutôt, ils sont encore plus dangereux ! Qu'en serait-il s'il voyait les dâ'î [les prêcheurs] de notre époque qui ont accepté ces livres déviants, conduisant eux-mêmes et leurs jeunes et leurs suiveurs à poursuivre (dans la voie) de ces méthodologies déviantes et de ces sectes égarées ? Plutôt, ils défendent ces méthodologies en même temps qu'ils protègent leurs leaders innovateurs ! Qu'en serait-il s'il voyait les livres de Al-Kawtharî et de ses étudiants Abû Ghoudda et ses frères, qui sont parmi les plus grands partisans du Soufisme et du madh-habisme ? Qu'en serait-il s'il voyait les travaux de Al-Boutî et de ses semblables parmi les ennemis de la Sounnah et les ennemis des enseignements du Tawhîd et des enseignements de SHeikh Ibn Taymiyyah ? !

Qu'en serait-il s'il voyait les jeunes de cette Ummah, plutôt la jeunesse de l'Islâm, et combien ignorants ils sont du manhâj des Salaf. Plutôt, ils sont ignorants du Qor'ân et de la Sounnah et ils ont déjà accepté ces livres abominables et destructeurs ! [24] [25]

Malheur à celui qui s détourne du fait de critiquer ces livres et désire protéger les idéologies et croyances de ces innovateurs des formes d'égarement maléfiques trouvées dans ces livres !

Malheur à lui ! Qui est-ce qui peut se défendre de leurs attaquent et de leurs grossières accusations ? ! Certes, c'est à Allâh que nus appartenons et c'est à Lui que nous retournons !

Al-Hafidh Ibn Rajab (rahimahoullah) a dit dans « Sharh 'Ilal at-Tirmidhî » [Explication des défauts trouvés dans le Sounnan at-Tirmidhî] :

« Beaucoup des gens qui dénigrent les savants du hadîth ont gagné de l'ascendance sur leurs attaques par le fait de mentionner certains de leurs défauts (trouvés, par exemple chez At-Tirmidhî). L'objectif derrière cela était soit de discréditer les ahadîth dans leur ensemble ou bien de propager des doutes sur eux. Ou bien de discréditer tous les ahadîth, excepté les ahadîth provenant des gens du Hijaz. Ceci fut fait ainsi que le fit Houssain Al-Karabissî dans son livre, qui est intitulé « Al-Moudallissin ». Ce livre fut mentionné à l'Imâm Ahmad et il le dénonça sévèrement. De même, Abû Thawr et d'autres savants le dénigrèrent. Al-Marwazî a dit (rahimahoullah) : « Je parti voir Al-Karabissî, à l'époque où il était de bonne compagnie (c-a-d où il cachait ses innovations), car il défendait la Sounnah et faisait montre de soutient envers Abû 'Abdillah (Ahmad Ibn Hanbal). Alors je lui dis : « Certes, les gens désirent présenter ce livre « Al-Moudallissin » à Abû 'Abdillah. Alors il serait meilleur que tu reviennes sur (regrettes)ce que tu as écris, ou bien, je vais en informer Abû 'Abdillah. » Alors il me dit : « Certes, Abû 'Abdillah est un homme pieux, un homme de haut rang et à qui il a été donné la capacité d'atteindre la vérité. Je suis très heureux que ce livre lui soit présenté. Abû Thawr, Ibn 'Aqîl et Houbaish m'ont déjà demandé de détruire ce livre, mais j'ai refusé et leur ai dit : « Plutôt, je vais intensifier sa promotion ! » Alors il persista en cela et il refusa de revenir sur ce qu'il avait écrit. J'apportais donc le livre à Abû 'Abdillah, alors qu'il était ignorant de son auteur. Et dans le livre, il y avait le dénigrement de Al-A'amash et le soutien en faveur de Al-Hassan Ibn Sâlih. Et il y avait écrit dedans : « Si tu dis que Al-Hassan Ibn Sâlih a emprunté le point de vue des Khawarîdjes, alors ce Ibn Az-Zoubeir est vraiment celui qui a accepté le point de vue des khawarîdjes ! » Ainsi, quand cela fut lu à Abû 'Abdillah (rahimahoullah), il dit : « Ce livre compile, pour ceux qui s'opposent à la Sounnah, ce qu'ils ne sont pas capables d'utiliser en tant que preuve substantielle. Mettez en garde les autres contre ce livre ! » Et il le dénonça » . [26]

Ibn Rajab (rahimahoullah) continu :

« De nombreux groupes d'innovateurs parmi les Mou'tazila et autres ont gagné de la suprématie dans le fait d'attaquer les savants du hadîth par son livre « Al-Moudallissin », tels que Ibn 'Ibad as-Sahib et ses semblables. Ainsi, certains savants du hadîth ont transcrit de ce livre ses ruses visant à dénigrer Al-A'mash (rahimahoullah) et d'autres. Ceci, peut-être à cause du fait que la condition de ce livre ne leur était pas connue, ainsi qu'il en fut le cas pour Ya'qoub al-Fassawi et d'autres. Quant aux savants des Ahl us-Sounnah wa Djamâ'a, ils ont certes cité seulement les défauts des ahadîth de manière à mettre en garde les autres au niveau de la Religion, et à préserver et sauvegarder la Sounnah du Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) et à identifier dans quelles erreurs sont tombés les rapporteurs des ahadîth, ou bien leurs oublis et leur faiblesse. Et cela n'est pas fait (la critique des rapporteurs) dans le but de discréditer les ahadîth dénués de défauts. Plutôt, les ahadîth corrects, selon les savants, n'en étaient par cela que renforcés, du fait qu'ils étaient dénués de défauts et d'erreurs. Par-là même, ces gens sont donc les véritables savants qui connaissent la Sounnah du Messager d'Allah (sallallahou 'alayhi wa sallam). Il sont ces grands critiques intellectuels qui passent en revue et examinent de manière consciencieuse et compétente les ahadîth, avec une vraie critique, à l'opposé de la fausse critique ».
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