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salam aleikoum wa rahmatullah wa barakatou.
Et Ibn Rajab dit : « Lorsqu'une parole parvenait aux Salafs et qu'ils rejetaient, ils disaient par exemple : « cet individu a menti ». Cet exemple est tiré de la parole du Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) : « Abû As-Sanabil a menti », lorsque la nouvelle lui (sallallahou 'alayhi wa sallam) parvint qu'il avait rendu pour jugement q 'une femme dont le mari était décédé tandis qu'elle était enceinte, n'avait pas la permission de se remarier jusqu'à ce que 14 mois se soient écoulés, parce qu'elle était enceinte. Et certes les savants pieux ont été jusqu'au bout dans le fait de critiquer les traités erronés (faibles) de certains savants. Et ils les ont réfutés avec le plus haut degré de réfutation, à l'exemple de l'Imâm Ahmad (rahimahoullah) qui réprimandait Abû Thawr et d'autres pour leurs traités erronés (faibles) qu'ils avaient écrit en dehors de leurs autres travaux. Il alla très loin dans leur réfutation. Tel est le jugement qui est appliqué pour tout ce qui est (d'actes) apparents. Quant aux (actes) cachés, alors si le but de celui qui fait cela (la critique) est de clarifier la vérité de manière à ce que les gens ne soient pas abusés par les travaux de ceux qui se sont égarés dans leurs écrits, alors il n'y a aucun doute que le but de cet individu sera récompensé. Et le fait qu'il agisse ainsi, en plus de son intention, l'entraîne à faire partie de la catégorie de ceux qui montrent de la sincérité envers Allâh, Son Messager (sallallahou 'alayhi wa sallam) et les savants de la Ummah et les gens de la masse. Et il en va de même que celui qui clarifie les erreurs soit jeune ou vieux. Ainsi, il y a un excellent exemple en Ibn 'Abbas dans le fait de réfuter les travaux écrits des savants... » Puis il cita Sa'îd Ibn al-Moussayyib, 'Ata, Tawous et d'autres, en disant : « (..) De même que ceux à propos desquels les musulmans sont d'accord quant à leur guidance (des savants cités ci-dessus), leur science, leur respect et leur révérence. Et ce que chacun d'entre eux a contredit de la Sounnah dans ces affaires de fiqh n'a pas entraîné que ces savants soient diffamés, ni que cela soit présenté comme étant une déficience de leur part. Les livres des savants Musulmans du passé et du présent, tels que les livres de Ash-Shâfi'î, Abû 'Oubayd, Abû Thawr et les savants qui sont venus après eux, sont remplis du fait de dévoiler ce qui est dans ces écrits, et disent que ces écrits ne contiennent pas beaucoup de bénéfices en eux-mêmes. Et si nous devions citer cela par écrit, la discussion serait grandement prolongée. Quant à l'objectif de celui qui réfute, si c'est pour dénoncer les erreurs de celui qu'il réfute et de l'avilir et de montrer son ignorance et son peu de science, alors cela est interdit, que sa réfutation soit faite en face de celui qui est réfuté ou en son absence. Et il en va de même que cette réfutation soit faite durant la vie de l'individu ou après sa mort. Ce genre d'action rentre dans la catégorie d'actes qu'Allâh désavoue dans Son Livre, et dont il menace celui qui les commet, à cause de ses calomnies et de sa médisance. De même, cela tombe sous la parole du Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) : « O vous les gens qui croyez avec vos langues mais non avec vos cœurs ! N'injuriez pas les musulmans, ne recherchez pas après leurs fautes. Car certes, celui qui recherche après leurs fautes, Allâh recherchera les-leurs. Et quiconque se voit recherché ses fautes par Allâh, Il les lui exposera en public, même s'il les a commises dans l'intimité de sa propre maison. » Et tout ceci concerne les savants qui sont suivis dans la Religion. Quant aux gens de l'innovation et de l'égarement, et ceux qui imitent les savants mais n'en font pas partie, alors il est permis de rendre publique leur ignorance et de montrer leurs déficiences, de façon à mettre en garde les autres contre le fait de les suivre. Cependant, notre discussion présente ne concerne pas ce sujet, et Allah sait mieux ». [27] Al-Hâfidh Ibn Rajab (rahimahoullah) dit : « Ibn Abî Ad-Douniya a dit : Abû Sâlih Al-Marwazî nous a informés que Rafi' Ibn Ashras avait dit : « Il était d'habitude de dire : « de la punition du menteur découle le fait que sa crédibilité soit rejetée » Et je dis que de la punition de l'innovateur pécheur mauvais est que ses bonnes qualités ne soient pas cités ». [28] Al-Kankawhi (rahimahoullah) a dit : « Certes, il ne convient pas aux savants d'accepter quoi que ce soit de l'innovateur. Ni il ne convient qu'il délaisse le fait que les gens les interrogent ou s'assoient avec eux. Ainsi, s'il en va ainsi plus personne ne parlera sur lui [l'innovateur], on ne se rappellera plus de lui, et son appel ne prévaudra plus. Ainsi, il est bien connu qu'il est permis, plutôt obligatoire pour le savant d'exposer ses défauts (de l'innovateur) aux gens et de leur interdire d'accepter quoi que ce soit provenant de lui » [29] De nos jours, les ennemis de la Sounnah et du tawhîd récoltent des cassettes et pamphlets d'individus qui se réclament de la Sounnah et du Tawhîd. Ces pamphlets et cassettes sont basées sur l'insulte et la diffamation des savants et des vrais prêcheurs de la Sounnah et du tawhîd. Plutôt, ce qui est pire en terme de danger et d'affliction est que ces pamphlets et cassettes influencent un grand nombre de la jeunesse qui est sur ce Tawhîd et cette Sounnah ! Ainsi, ils dirigent leurs attaques écrites et leurs accusations injustes vers les savants du Tawhîd et de la Sounnah et ceux qui portent leur bannière et qui protègent leurs droits inviolables. Et ce qui est pire encore que cela en terme de malheur et de peine, est qu'ils s'attachent et s'accrochent aux gens de l'innovation et de l'égarement dans leur campagne de mise à feu de missiles empoisonnés contre eux ( les savants) eux - ceux que les ennemis de la Sounnah et du Tawhîd ont préparés pour l'attaque ultime afin de détruire les derniers restes de la Sounnah et du Tawhîd. Certes, à Allâh nous appartenons et à Lui nous retournerons ! Donc observe avec attention, mon Frère et médite sur ce que fut la position que L'Imâm Ahmad et ceux après lui parmi les Ahl us-Sounnah prirent contre le livre « Al-Moudallissin » de Al-Karabissi. Et peut-être que ce livre est mille fois meilleures et mille fois moins dangereux que les livres des gens de l'innovation et de l'égarement, que la jeunesse de l'Islam défend de nos jours ! ! Certes, à Allâh nous appartenons et à Lui nous retournerons ! As-Soubkî (rahimahou llah) a dit après les propos dépréciateurs de Al-Maziri sur Al-Ghazalî : « Ceux qui l'ont précédé dans le fait de mentionner des remarques similaires à cela, parmi les savants Malikîtes, fut Abul Walid at Tartoushi. Ainsi il mentionna dans sa lettre à Ibn Moudhfar : « Quant à ce que vous avez dit concernant Al-Ghazalî, et bien j'avais personnellement vu l'homme, et je lui avais parlé. Je l'avais trouvé être une personne qui faisait partie des savants. Ses vertus avaient atteint un haut niveau, et les qualités d'intelligence, de compréhension et d'application pratique des branches de la science furent réunies en lui pendant une longue période de son existence. Puis il commença à montrer en lui qu'il avait abandonné la méthodologie (manhâj) des savants et s'étaient embarqué sur la voie des gens vains. Puis il accepta le soufisme, alors il abandonna les sciences de la connaissance et leurs suiveurs. Au lieu de cela, il s'embarqua sur la science des visions spirituelles, des convictions que les cœurs possèdent et des illusions du Shaytân. Puis il se mélangea aux vues philosophiques et aux symbolismes allégoriques. Cela le mena à attaquer les savants et les dâ'î (prêcheurs). Et il continua son auto-retrait de la Religion. Ainsi, lorsqu'il travailla le livre « Al-Ihya' », il voulait parler à propos des sciences des différents états de l'esprit et du corps et des allégories secrètes des Soufis. Malgré cela, il était ignorant de ces choses, et ne comprenait ni ne possédait de connaissances d'elles. Ainsi, il se vautra sur lui-même et emplit son livre de ahadîth fabriqués ». [30] Al-Wansharishi dit : « Ibn Al-Qattân a dit : « Lorsque le livre « Ihya 'ouloum ud-dîn » parvint à Qourtouba (Cordoue), les gens parlèrent en mal à son propos. Beaucoup de gens rejetèrent les choses écrites dedans, tout précisément leur Juge Ibn Ahmadayn, car certes, il était précurseur en cela. Ceci au point qu'il déclara son auteur être un mécréant. Et il exhorta le Sultan d'agir contre lui. Il (le Sultan) appela ses savants et ils furent tous d'accord pour le brûler. Alors 'Alî Ibn Youssouf ordonna que cela soit fait ainsi selon leurs jugements légaux. Alors son autodafé pris place à Qourtouba par la Porte Ouest dans le square public de la mosquée. Ses pages furent mises à feu après avoir été imbibé d'huile et une assemblée de gens de la masse de la ville assista à cette évènement. Puis il ('Alî Ibn Youssouf) tourna son attention vers son pays en entier, et leur ordonna de le brûler. Ainsi, le Maroc devint connu pour sa persévérance à le brûler en ce temps là. Puis le fait de le brûler fut une cause d'arrêt de leurs richesses, de propagation de la division et le fait qu'ils fassent constamment face à la défaite ». Je dis que lier la cessation des richesses à l'autodafé du livre « Al-ihya' » n'est pas correct. Certes, les Sahâba ont brûlé des Moushaf par peur des épreuves d'égarement et de division qui tomberaient sur la Ummah. Plutôt, ce qui est correct de dire est : « Dis : « O Allâh, Maître de l'autorité absolue. Tu donnes l'autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l'autorité à qui Tu veux ; et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent. » [31] Et il doit être mentionné que la raison pour l'interruption des biens de leur fortune fut due à l'abondance de leurs péchés et leur désobéissance. Al-Hâfidh Adh-Dhahabî (rahimahoullah) a dit dans son recensement des paroles de ceux qui moururent en 537H : « 'Alî Ibn Youssouf Ibn Tashafin fut commandeur des croyants et un gouverneur du Maroc (à son époque). Il inclinait en faveur de la justice, de la pratique de la Religion, de l'adoration d'Allâh, du fait de garder une bonne conscience, en ayant une forte affection pour les savants et une haine farouche envers la rhétorique (al-kalam) et ceux qui s'y plongent. Lorsque les livres de Abû Hamid (Al-Ghazalî) lui parvinrent, il ordonna qu'ils soient brûlés et fut très ferme sur ce point. Cependant, il était oppressé et faible comparé aux gouverneurs chefs. A cause de cela, le mal des boissons alcoolisées se répandit dans sa région et on ne lui prêta point attention. Et il diminua d'adorer et Ibn Toumirat le pris d'assaut (s'abattit sur lui) et il fut suivit par son compagnon 'Abdul -Mou-min. » Ainsi cela montre que la raison pour la cessation de leurs richesses fut à cause de la propagation du mal des boissons alcoolisées et à la faiblesse de 'Alî Ibn Youssouf. Ibn Al-Djawzî (rahimahoullah) a dit dans « Tablis Ibliss - p.162 » : « Puis un groupe de gens vint - c'est-à-dire les Soufîs - et ils commencèrent à leur parler en ce qui concerne la faim, la pauvreté, les visions et les illusions. Et ils écrivirent des livres à ce sujet, tel qu'il fut fait par Al-Harîth Al-Mouhâssibî. Puis d'autres gens vinrent après eux et ils réformèrent la voie des Soufîs et se caractérisèrent par des attributs par lesquels ils la distinguèrent de son état originel. De tels attributs incluent le fait de porter des vêtements loqueteux et vieux, d'écouter de la musique, de s'exclamer (s'écrier) en émotions passionnées, de danser et de taper des mains. Et ils se caractérisèrent spécifiquement par l'excès de propreté et de purification. Puis cette affaire ne cessa de prendre de l'ampleur, et leurs shouyoukh commencèrent à fabriquer beaucoup d'histoires pour eux et à parler de leurs faits mystiques. Et cela souligna d'autant plus leurs éloignements des savants. Plutôt, cela soutenu pour eux leur croyance qu'ils possédaient les formes les plus complètes de science, de telle sorte qu'ils nommèrent cela la science cachée (al-'ilm ul-batin). Et il considérèrent la science de la Religion comme étant la science de ce qui est apparent (al 'ilm udh-dhâhir). D'eux provient ceux dont la famine les mena à de détestables illusions fantaisistes. Ainsi ils prétendirent avoir un amour fort et passionné pour la vérité. Ainsi, c'est comme s'ils s'imaginaient un visage de très belle apparence et qu'ils en tombaient follement amoureux. Et ces gens étaient pris entre la mécréance et l'innovation. Puis ces gens se divisèrent en divers ordres et leurs croyance n'en fut que plus corrompue encore.Et d'eux étaient ceux qui tenaient pour opinion qu'Allah était incarné dans Sa création (houloul) et d'autres tenaient pour opinion que le Créateur et la création n'étaient en fait qu'une seule et même existence (ittihad). Et le Shaytân ne cessa de leur parler à propos des divers types d'innovations jusqu'à ce qu'ils les rendent comme étant des parties de la Sounnah. Puis vint Abû Abdir-rahmân As-Soulâmî, qui écrivit un livre pour eux intitulé « As-Sounan », et qui compila pour eux « Haqâ-îq ut-tafsîr ». Il mentionna dedans des choses étonnantes à leurs propos (les Soufis), concernant leur interprétation du Qor'ân, basée sur des faits mystiques qui leurs arrivent, sans rapporter cela à aucunes des sources d'où la science est tirée. Et certes, ce qui les a poussé à prendre de telles choses et à les prendre pour opinion était leur état d'étourdissement (hébétement) causé par leur abstinence stricte de nourriture et leur amour du fait de parler durant de longs moments sur le Qor'ân. Abû Mansour 'Abdour-rahmân al-Qazaz nous rapporta que : Abû Bakr Al-Khatib nous a informé que : Mohammad Ibn Youssouf Al-Qattân an-Nissabourî m'a dit que : 'Abû 'Abdir-rahmân As-Soulâmî n'était pas digne de confiance. Et il ne pouvait rien entendre excepté quelques sons, à cause de la surdité. Ainsi, lorsque le gouverneur Abû 'Abdillah Ibn Bai' mourut, il commença à rapporter des ahadîth d'après Al-A'assam, d'après Tarikh Yahya Ibn Ma'in, de même que d'autres choses de la sorte. Et il inventait des ahadîth pour les Soufis. » Et Abû Nasr As-Siraj écrivit un livre qu'il intitula « Loum' us-Soufiyya », et il écrivit dedans de telles croyances abominables et des affirmations effroyables, que nous citerons plus tard de manière plus détaillée Insha-Allâh. Puis Abû Tâlib Al-Makkî écrivit le livre « Qouwat ul-Qouloub » en leur faveur et il cita dedans, en ce qui concerne les prières et dou'a du jour et de la nuit, des ahadîth faux et qui ne peuvent être reliés à aucun des sources (de science), de même que d'autres recensements fabriqués. Et il mentionna dedans de fausses doctrines et des expressions telles que : « Certains des moukhashifin (ceux auxquels Allâh a dévoilé les secrets des dimensions cachées) ont dit : ... », et il répète cela de nombreuses fois. Et ces genres de paroles sont vides et vaines. Bien plus, il rapporte dedans, d'après certains Soufis, qu'Allah a révélé certains aspects des choses cachées à Ses saints dans ce monde ». Abû Mansour 'Abdour-rahmân Al-Qazaz nous a rapporté que : Abû Bakr Al-Khatib nous a informé que : Abû Tahir Mohammad Ibn Al 'Oullaf a dit que : « Abû Tâlib al-Makkî entra dans la ville de Bassorah après la mort de Abul Housseyn Ibn Salim et commença à encourager ses écrits. Puis il voyagea en direction de Baghdâd, et les gens s'assemblèrent autour de lui dans le lieu de rassemblement pour les sermons afin de l'écouter. Alors il commença à parler et devint confus et il commença à mélanger ses mots. Et quelqu'un qui était présent là, pris note qu'il dit : « Il n'y a rien qui soit plus néfaste à la création que Le Créateur ». Alors les gens le déclarèrent être un innovateur et le désertèrent totalement. Et il fut empêché de parler aux gens après cela ». Al-Khatib (rahimahoullah) dit : « Abû Tâlib Al-Makkî écrivit un livre dans le langage des Soufîs, qu'il appela « Qouwat ul-Qouloub ». Et il cita dedans beaucoup de choses scandaleuses et épouvantables en ce qui concerne les Attributs d'Allâh ». Puis vint Abû Na'îm al-Asbahânî et il écrivit un livre pour eux intitulé « Hiliyat ul-Awliya » , dans lequel il cita de nombreuses choses maléfiques et détestables en ce qui concerne les confins du soufisme. Et il n'a pas eu honte à mentionner Abû Bakr, 'Omar, 'Outhmân et 'Alî, de même que les autres Sahâba de haut rang, comme faisant partie des Soufis ! Il parla d'eux, dans ce livre, comme ayant des pouvoirs exceptionnels, et il cita Shouraih Al-Qadhî, Al-Hassan al-Basrî, Soufiyan at-Thawrî et Ahmad Ibn Hanbal comme faisant partie d'eux également. De même, As-Soulâmî dans « At-Tabaqat as-Soufiya » cita Al-Foudhayl et Ibrâhîm Ibn Adham et il les plaça parmi les soufîs en indiquant qu'ils étaient des individus qui s'abstenaient de la vie mondaine et de ses luxes (az-zuhd). Le Soufisme est une voie de l'Islâm qui est bien connue pour excéder dans l'abstinence quant aux affaires mondaines et ses luxes (zuhd). Ce qui les mena à se distinguer d'autres est que personne n'osait parler en mal de cette abstinence (zuhd). Cependant, il a certes été parlé en mal du Soufisme dans ce qui va suivre de cette discussion. 'Abd ul-Karim Ibn Hawazin al-Qourayshî écrivit un livre pour eux intitulé « Ar-rissala », et il mentionna dedans beaucoup de choses tirées pas les cheveux et mystiques concernant la disparition de la conscience propre et son immoralité, le saisissement, l'unification et la division des âmes, l'état de conscience et d'inconscience de l'esprit ; le goûter et le boire ; l'oblitération et l'affirmation ; la révélation des affaires cachées, le rassemblement avec les habitants de l'invisible et le fait d'assister aux domaines du mystique ; la capacité à ordonner, le fait de vérifier sa bonne fortune et informer les autres du futur ; former et rendre capable ; la révélation et la réalité des choses... ainsi que d'autres croyances délirantes et malsaines qui ne mènent à rien. Et son tafsîr est encore plus bizarre que cela ! ! Puis vint alors Mohammad Ibn Tâhir al-Maqdissî et il écrivit pour eux « Sawfat ut-tawwouf » (La perfection du Soufisme), dans lequel il a dit des choses que n'importe quel individu doté du sens commun aurait honte de mentionner ! Nous allons citer ce qui rectifie ce qui est mentionné dedans, plus tard, Insha-Allâh. Puis vint Abû Hamid al-Ghazalî et il écrivit un livre pour eux intitulé « Ihiya 'ouloum ud-dîn », basé sur les manières de ces gens. Et il le remplit de ahadîth inventés tout en étant bien au courant de leur fausseté. Il parla sur la science de l'invisible et se détacha des principes du fiqh. Et il dit des choses telles que : « Certes, les étoiles, le soleil et la lune, qu'Ibrâhîm avait vu, étaient en fait des lumières qui cachaient Allâh ». De telles choses ne sont nulle part mentionnée dans les sources de la science. Plutôt, cela fait partie du genre de discours basés sur des présomptions à propos de l'inconnu. Et il dit dans son livre « Al-Moufsih bil-ahwal » : « Certes, dans leur état d'insomnie (état de veille), les Soufîs sont en présence des anges et des âmes des prophètes. Ils entendent leurs voix et ils tirent des bénéfices d'eux. Puis cette condition s'accroît jusqu'à être témoins d'images à des niveaux dont les limites atteignent les domaines (de l'écoute) de la Parole d'Allâh et de Son Décret. » Les facteurs qui ont entraînés ces individus à écrire de tels livres étaient leur peu de connaissance de la Sounnah, de l'Islam et des ahadîth, ainsi que leur acceptation avide de ce qui leur plaisait des habitudes des gens (Soufîs). Et certes, ils n'étaient satisfaits par cela et ne l'approuvait que parce que l'adoration pour le zuhd (abstinence) soit encré dans leurs âmes. Ils ne voyaient pas de condition meilleure que la condition de ces gens (les Soufis) en ce qui concerne l'apparence, ni aucun discours plus pur que le leur tandis que dans le comportement des Salafs ils trouvaient un genre de rudesse et de dureté. Ainsi le détournement des gens et leur inclination vers ces individus (les Soufîs) étaient très importants. Ceci était dû à ce que nous avons dit précédemment, que, de l'extérieur, ils n'étaient que propreté et accomplir des adorations, tandis qu'à l'intérieur, ils ne faisaient que s'adonner aux divertissements et écouter la musique, ce qui était influencé par des appels exotiques et excentriques. Ceci alors que dans leur état originel, les Soufîs avaient pour coutume de s'éloigner des gouverneurs et des autorités. Cependant, ils devinrent plus tard leurs bons amis. La majorité de ces livres, qui fut compilé pour eux, ont des passages en eux qui ne peuvent être reliés à aucune source authentique. Plutôt, ils ne sont basés que sur des occurences mystiques qui touchaient certains d'entre eux, dont ils surent prendre connaissance et consigner. Ils nomèrent cela « al-'ilm ul-batin » (la science cachée). Abû Ya'qoub Ishaq Ibn Hiyya dit : « J'ai entendu Ahmad Ibn Hanbal être interrogé à propos des occurrences fantasques et des visions (d'un individu), et il répondit : les Sahâba et les tabi'înes n'ont jamais parlé de telles choses » [32] Ceci est la méthodologie bien guidée, que tous les jeunes suivant les traces des Salafs doivent connaître. C'est le manhaj vers lequel le Qor'an et la Sounnah ont dirigé et qui est suivit par les meilleurs de cette oummah - ses savants du hadith et du fiqh. L'une des conditions de l'application de ce manhaj est que celui qui critique doive faire que son intention soit pour la face d'Allâh, en étant sincère envers Allâh et Son Livre et en sauvegardant la Religion d'Allâh et ce qu'elle englobe comme croyances, lois et genres d'adoration. Des sujets très important mais malheureux est que les gens de la fausseté et de l'innovation se sont succédés dans le fait d'abuser bien des intellectuels parmi les chercheurs de science - sans oublier les autres qu'eux - en leur disant qu'il n'est pas permis de parler sur (c-a-d de critiquer) ceux qui sont actifs dans les sphères de la da'wah (le prêche). Ils ne désignent en fait par là que ceux qui appellent aux innovations et l'égarement ! Par cela, ils ont pour intention d'élargir le champs de la da'wah afin qu'ils propagent leurs duperies destructrices ! Et ils ne veulent qu'exterminer la da'wah au tawhîd, à la Sounnah et au manhaj (méthodologie) des pieux prédécesseurs ! Et des dérivés de cette voie trompeuse, sont ces choses que la jeunesse islamique ont établi, telles que : lorsque l'on critique les innovateurs qui ont été qualifiés de dou'ât (prêcheurs), l'on doit citer leurs bonnes qualités avec leurs mauvaises qualités... SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahoullah) a dit, alors qu'il discutait d'un hadîth rapporté par 'Abd ul-Mâlik Ibn Hâroun : « Il a été également rapporté (le hadîth) par ceux qui ont écrit des livres à propos des actions à faire durant le jour et la nuit ('amal al-yawm wal layla), tels que Ibn as-Sounnî et Abû Na'îm. Cependant, dans ces genres de livres, il y a beaucoup de ahadîth fabriqués. Ainsi, il n'est pas permis de se fier à ce genre de livres en ce qui concerne la religion, selon l'avis unanime des savants. Ce hadîth a aussi été rapporté par Abû Ash-Sheikh Al-Asbahânî dans le livre « Fadhâ-il ul-'amal ». Et ce livre contient beaucoup de ahadîth qui sont des mensonges et des inventions » [33] Ainsi, vois comment Sheikh ul-Islâm (rahimahoullah) a limité ses paroles au fait de ne mentionner que les mauvaises qualités, tandis qu'il n'a cité aucune bonne qualité. Donc si le fait de négliger de citer les bonnes qualités était une injustice, comment aurait-il pu (rahimahoullah) commettre cette injustice ? Dès-lors, s'il faisait partie du manhâj des Salaf d'ordonner de citer les bonnes qualités à chaque fois que les défauts étaient cités, comment pouvons-nous expliquer la majorité de leurs critiques ? Car en elles, ils ne citent point les narrateurs faibles ni les innovateurs excepté pour les dénoncer et les discréditer, tandis qu'ils ne citent aucune éloge envers eux ni ne mentionnent leurs bonnes qualités. Donc comment cette attitude peut-être expliquée ? Le jugement concernant celui qui tient companie aux innovateurs et les soutient contre les suiveurs de la Sounnah Allâh Ta'âla dit : « O vous les croyants, ne prenez pas de confidents en dehors de vous-mêmes : ils ne failliront pas à vous bouleverser. Ils souhaiteraient que vous soyez en difficulté. La haine certes s'est manifestée dans leurs bouches, mais ce que leurs poitrines cachent est encore plus énorme. Voilà que Nous vous exposons les signes. Si vous pouviez raisonner ! » [34] |
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