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As-Salamu `Alaykûm Le jour de sa naissance et de son Martyr est le 01/04/1394 H – 30/03/1424 H qui correspond au 24/04/1974 – 01/06/2003. Il avait 29 ans le jour ou il retourna à Son Seigneur! Tu as cherché le Martyr en Afghanistan et tu l'as cherché en Somalie puis il vint à ta rencontre sur la terre de la Péninsule Arabique. Quand j'ai entendu, la nuit du samedi 30/03/1424 H la nouvelle du meurtre de mon frère, le Mujāhid Shaykh Yūsuf Bin Sālih Bin Fahd al-`Iyairī , je n'ai pu me retenir d'éclater en larmes de tristesse, pour son départ en ces jours critiques ou la vague de l'apostasie sauvage fait fureur et balaye la Péninsule Arabique cherchant à frapper, à tuer et à emprisonner tout Musulman combattant les croisés et défendant les Musulmans. […] Shaykh Yūsuf al-`Iyarī acheva ses études primaires et intérimaires cependant, je ne sais s'il a achevé ses études secondaires ou non. Après cela, il partit, jeune homme résolu n'ayant pas plus de 18 ans, pour l'Afghanistan. Depuis ce moment, son cœur a été touché par le Jihād et c'est là qu'il a gagné ses galons. Il, qu'Allāh lui fasse Miséricorde, a été doté d'un esprit éclairé et d'une pensée profonde ainsi que d'une grande capacité de mémorisation ce qui lui permis de devenir formateur au Camp Militaire d'al-Fārūq au temps du premier Jihād contre les Soviétiques. Il a passé un certain nombre d'années en tant qu'instructeur, se distinguant par sa détermination et sa sincérité. Durant un cours dans le Camp Militaire d'al-Fārūq, il dit aux frères : "J'ai préparé un cours que nul en dehors de ceux qui sont fermement résolus ne peut suivre jusqu'à ma fin." "Je vais le commencer avec les armes lourdes et je l'achèverai avec les armes légères." Je crois qu'il l'a débuté avec les tanks et qu'il l'acheva quatre mois plus tard avec les pistolets. Personne, si ce n'est un petit nombre de jeunes, ne fut capable de tenir jusqu'à la fin. Les frères ont mentionné des choses stupéfiantes au sujet de sa capacité à mémoriser les armes avec des détails très précis. Toute aussi stupéfiante était sa patience dans l'adversité et les difficultés lors des rencontres sur le champ de bataille par lesquelles Allāh l'honora en lui permettant d'y poser le pied. Lorsque les conflits entre les groupes et les partis Afghans émergèrent, Shaykh Yūsuf al-`Iyairī servit de garde du corps personnel au Shaykh Usāmah Bin Lādin. Quand le Shaykh Usāmah décida de partir pour le Sudan, un avion le transporta avec d'importantes personnalités d'al-Qā`idah, accompagné du Shaykh Yūsuf. Il y resta quatre mois durant lesquels il servit de garde personnel au Shaykh Usāmah. Pendant cette période, le Shaykh Usāmah a découvert ce que le Shaykh Yūsuf possédait comme capacité et comme profondeur d'esprit, c'est pourquoi il avait l'habitude de le mettre au courant de certaines de ses affaires. En effet, je me souviens le Shaykh Yūsuf me racontant Shaykh Usāmah au Sudan, sa vie là bas et les nombreux donc caritatifs qui éblouiraient toute personne qui en entendrait parler. J'avais l'habitude de l'écouter et de voir dans ses yeux la nostalgie pour le Shaykh Usāmah et ces jours passés. Je me rappelle le Shaykh Yūsuf me parlant du génie de Abū Hafs al-Misrī et des opérations militaires sur lesquelles ils discutaient, en Somalie ou ses plans pour Farnaq [chrétiens du Sud] afin de frapper, selon les plans du Shaykh Usāmah et de Abū Hafs. Shaykh Yūsuf participa aux batailles qui firent rage contre les forces Américaines et à une part d'honneur dans leur expulsion et leur défaite à une période ou la jeunesse de la Ummah était indifférente vis-à-vis de l'état et des affaires de la Communauté. Après cela, Shaykh Yūsuf al-`Iyairī retourna dans la Péninsule Arabique et y rencontra les savants reconnus de cette époque, en particulier le Shaykh Salmān al-`Awdah à qui il mentionna les travaux et les projets qu'ils avait. Le Shaykh Salmān dit alors au Shaykh Yūsuf : "Je serais honoré d'être un des soldats de Abū `Abd Allāh [Usāmah Bin Lādin]." Par Allāh, c'est ce que j'ai entendu à deux occasions du Shaykh Yūsuf, à un an et demi d'intervalle. Lorsque survinrent les événements de Bosnie, le Shaykh Yūsuf eut une présence prééminente parmi les frères de Dammām, tout comme durant la guerre du Kosovo ou il s'impliqua par ses contributions dont il fit bénéficier les frères comme il pouvait. Le Shaykh mit en place un programme d'une durée de deux semaines pour tous ceux qui voulaient partir pour la Bosnie [NDT : entraînement et fourniture de matériel…] Puis survinrent les événements de Khubar et les attentats. Le Shaykh Yūsuf fut arrêté t sévèrement torturé dans la prison de la Sûreté Nationale à Dammām. Il fut accusé d'être l'un des de ceux qui avaient participé à l'opération. Les frères qui étaient avec lui rapportent à son sujet : "Nous le voyions transporté sur une civière après chaque séance de torture qu'il subissait, séances durant lesquelles il était violemment battu avec un fouet et un bâton et sa barbe arrachée, subissant d'autres types de tortures encore. Cela, jusqu'à ce que le Shaykh Yūsuf soit contraint de confesser, devant les chiens de Sûreté des Āl Salūl, qu'il était celui qui avait commit les attentats. Shaykh Yūsuf m'a dit : "Après avoir passé des jours en interrogatoires et en tortures sévères dans la prison, j'ai demandé à l'agent la possibilité de rencontrer le directeur de l'établissement car je voulais faire un témoignage comportant des confessions importantes. Il répondit à ma requête et je fus extrait de ma cellule puis on me fit entrer dans une salle ou je m'assis sur un luxueux canapé, après quoi ils me transférèrent dans le somptueux bureau du directeur ou je fus entouré d'agents, chacun ayant à la main un stylo et un bloc note pour noter ce que j'avais à confesser. Lorsqu'ils me firent asseoir – j'étais enchaîné à ce moment – le directeur de la prison me dit : "Qu'as-tu? Vas-y, présente tes confessions." Le Shaykh raconte : "Je leur ai dit froidement 'je suis conscient de la situation difficile dans laquelle vous êtes du fait de votre manque d'information concernant les auteurs des explosions. Je suis cependant disposé à avouer que je suis derrière ces explosions et je voudrais livrer mon cou comme prix de cela [de cet aveux]'." Lorsque j'ai demandé au Shaykh la raison de cette attitude, il me répondit : "Par Allāh, nous ne pouvions plus supporter la torture, nous avons été éprouvés dans notre Dīn si bien que la mort nous devint préférable à ce calvaire." Le Shaykh Yūsuf continua : "Je n'avais pas fini ma confession que le directeur me jeta au visage une boite de cigarette en verre en disant 'Sortez-le et punissez-le!'" La séance de torture continua, séance que notre Shaykh ne m'a pas décrite jusqu'à ce qu'Allāh ait permit que les véritables auteurs des attentats soient découverts –d'après les investigateurs -. Shaykh Yūsuf me dit "J'ai été pris une fois par un agent qui m'a dit 'je t'annonce une bonne nouvelle. Nous savons qui sont les véritables auteurs des attentats et ce n'est pas un des vôtres. C'est un des Rāfidhah mais ne le dit à personne!' Puis il me remit dans ma cellule." Depuis ce jour, la torture des jeunes Jihādis concernant l'affaire des explosions a cessée. Les agents furent réunis autour du directeur de la prison qui leur dit "chargez chacun de ceux qui étaient accusés d'avoir participé à ces attentats d'une autre accusation pour laquelle ils pourront être jugés!" Et ainsi chargèrent-ils chacun des frères des accusations de Takfīr et de ce qui s'en rapproche. Suite à cela, ils furent jugés en vertu de la loi des Salūlī. Après cela, le Shaykh resta en prison durant un certain temps, dont une partie passée avec les Rāfidhah parmi lesquels il y avait des Āyah [Clercs Rāfidhis] ou des Sayd [qui prétendent descendre de la famille du Prophète]. Shaykh Yūsuf avait l'habitude de discuter et de débattre avec eux jusqu'à ce que leur Āyah mette en garde les autres Rāfidhah contre lui et contre le fait de s'asseoir en sa compagnie. Shaykh Yūsuf raconte :" Je faisais semblant de dormir et ainsi leur Āyah commençait à parler et à leurs délivrer ses leçons et je l'écoutais jusqu'à ce que je trouve une bonne opportunité qui me permette de me lever et de les réfuter." Ils étaient sérieusement ennuyés par sa présence car il possédait des preuves solides et une grande éloquence. Puis après cela, le Shaykh Yūsuf fut transféré dans une prison centrale avec Ahl as-Sunnah. Après quelques temps, le Shaykh entreprit une grève de la faim dans le but d'obtenir une cellule individuelle où il pourrait faire meilleur usage de son temps et où il pourrait être seul avec son Seigneur. Sa requête fut satisfaite et il resta dans sa cellule individuelle un an et demi ou plus, après quoi il fut libéré. Son temps, dans sa cellule individuelle, était consacré à la mémorisation et à la lecture de livres de science et il mémorisa le Qur’ān qui lui devint familier. Il mémorisa également les Sahīhāyn et se dévoua aux livres des gens de science. Un jour, un gardien de prison lui dit : "Par Allāh! Je ressens de la pitié pour ta situation et pour ce que tu traverses!" Alors le Shaykh Yūsuf lui répondit en disant : "Par Allāh! C'est moi qui ressent de la pitié pour ta situation et sache que s'il m'était dit qu'il y'aura 28 heures dans la journée j'en serais content car j'ai besoin de plus de temps, O pauvre âme!" Le garde fut troublé par l'état du Shaykh en raison de ses activités de lectures et de ses études car il ne sortait même pas pour profiter des rayons du soleil, excepté en cas d'extrême nécessité et ce, afin de profiter au mieux de son temps. Il me disait : "Par Allāh! Je vivais des moments de foi intense et j'ai goûté en prison ce que seul Allāh sait. […] Lorsque le Shaykh Yūsuf sortit de prison, il maintint ses relations avec le Jihād et les Mujāhidīn en particulier avec le Shaykh des Mujāhidīn, Usāmah Bin Lādin. Survinrent alors les événements de Tchétchénie et peu de temps avant cela, les événements du Daghestan. Le Shaykh Yūsuf s'en préoccupa. Il écrivait des textes religieux pour 'La Voix du Qūqāz' dont 'Eclairer les Perplexes sur les Règles relatives aux Prisonniers' et 'Opérations Martyres : Suicide ou Martyre?' tout comme des textes politiques dont le dernier avait pour titre "L'Opération du Théâtre de Moscou et les Avantages qu'en ont retirés les Mujāhidīn" Shaykh Yūsuf entretenait des contacts avec le Commandant Khattāb avec lequel il correspondait sur les affaires militaires. Il offrit son expérience originale et atypique […]. Ainsi, il envoya une lettre au Commandant Khattāb après que s'acheva la guerre conventionnelle et que commença la guérilla, guérilla qui permit aux Mujāhidīn de faire preuve de leur ténacité. Le Shaykh Yūsuf lui détailla donc une série de 18 scénarii susceptibles de survenir durant le conflit et la manière de faire face à chacun d'entre eux. Le Commander Khattāb en tira grand bénéfice et le remercia pour cela. Le Shaykh Yūsuf pris part aux actions de collecte de fonds en faveur des Mujāhidīn de Tchétchénie, recueillant des sommes très importantes. Des problèmes malencontreux avec certains savants firent que certains lui tournèrent le dos. Il a fait mention d'un incident qui a eu lieu entre lui et le Shaykh Salmān al-`Awdah. Le Commandant Khattāb, lorsqu'il était au Daghestan, avait dit aux frères : "Donnez-nous 1 million de dollars, nous passerons l'hiver et nous défierons la Russie". Le Shaykh Yūsuf alla voir un riche personnage qui fut d'accord pour lui faire don de 8 millions de Riyals Saoudiens mais à la condition que le Shaykh Salmān al-`Awdah y consente par écrit ou qu'il prenne contact avec lui. Le Shaykh Yūsuf se rendit donc auprès du Shaykh Salmān al-`Awdah mais en vain. Le Shaykh prit son temps et lui fit comprendre qu'il n'était pas convaincu par le cas Tchétchène. Le Shaykh Yūsuf continua ainsi sa traversée du Jihād avec des sacrifices et un travail inlassable que peu de gens sont en mesure de supporter. Les relations entre le Shaykh et la Tchétchénie se poursuivirent si ce n'est qu'elles baissèrent d'intensité : L'émergence de l'Afghanistan et des Tālibān firent qu'il passa beaucoup de temps à étudier le mouvement et ses orientations. ...
Dernière modification par Shawq ; 14/09/2007 à 17h08. |
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![]() Barak-Allâhoufika Nous en sommes loins qu'Allâh nous pardonne Y en a t 'il d 'autres incha-Allâh?
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¤¤¤ Des du'as pour Shaykh 'Umar AbderRahman, agé, aveugle, emprisonné aux EU depuis 15 ans , en isolement , torturé et condamné a perpétuité et oublié ...¤¤¤ Pas de MP de frères barak-Allâhu-fîkum
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Citation:
D'autres quoi? Wa fiki al-Baraka. |
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![]() D'autres biographies et histoires d'hommes humbles par temps d 'ignominie pardis:) ![]()
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¤¤¤ Des du'as pour Shaykh 'Umar AbderRahman, agé, aveugle, emprisonné aux EU depuis 15 ans , en isolement , torturé et condamné a perpétuité et oublié ...¤¤¤ Pas de MP de frères barak-Allâhu-fîkum
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As-Salamu `Alaykûm
Dans cette collection, je ne sais pas. "Pearls of Jannah" publie une série de biographies comme celle du Shaykh Shahīd, `Isā ibn Sa`d ibn Muhammad āl`Ushn al-Khālidī [Anglais/Arabe]Je mettrai Insha Allah la deuxième partie du texte sur Yūsuf al-`Iyairī . |
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Citation:
![]() Incha-Allâh barak-Allâhoufika. Pour celles en anglais j'avoue avoir un peu la flegme de les lire(ça me demande plus de reflexion en fait) Quoique celle du Cheikh 'Issa n'est pas tres longue . J 'aurai bien aimé trouver une bio/histoire du Commandant Shamil Basayev (je sais que ce n'est pas un cheikh)en français si quelqu un a ça qqpart incha-Allâh ![]()
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¤¤¤ Des du'as pour Shaykh 'Umar AbderRahman, agé, aveugle, emprisonné aux EU depuis 15 ans , en isolement , torturé et condamné a perpétuité et oublié ...¤¤¤ Pas de MP de frères barak-Allâhu-fîkum
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As-Salamu `Alaykûm
J'ai déplacé les messages sur le Sheikh Salma al-`Awdah, qu'Allah le guide vers la verité et qu'Il nous guide avec lui. |
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