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Vieux 09/09/2007, 13h38
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Rafidayn Center "Le jugement Islamique concernant le fait de tuer les femmes et les enfants au Jihâd"

سم الله الرحمن الرحيم

Le jugement Islamique concernant le fait de tuer les femmes et les enfants au Jihâd.
par Cheikh AbduLlâh Ibn Yûssuf ‘Azzam

Traduit par Oum Hanîfa

L’Islam ne permet pas de tuer quelque personne que ce soit parmi les mécréants, excepté les combattants, ainsi que ceux qui soutiennent les Polythéistes et autres ennemis de l’Islam,par des moyens financiers ou de simples conseils. Car il est écrit dans le Qor’an :

« Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent » [2-190]

Combattre se fait de deux façons, deux parties sont impliquées, et quiconque combat ou participe au combat par un moyen ou un autre doit être combattu ou tué; sans cela, il (ou elle) doit être épargné(e).

C’est pourquoi les femmes en raison de leur fragilité, ne doivent pas être tuées, excepté si elles vous combattent. Les enfants et les moines ne doivent pas être tués intentionnellement à moins qu’ils soient dispersés au milieu des Mushrikin (polythéistes) auquel cas nous sommes dans l’incapacité d’atteindre uniquement les Mushrikin (polythéistes), mais nous ne ciblons pas les faibles en particulier et de manière volontaire(les femmes non engagées, les moines et les enfants).

Maltraiter, assassiner les enfants et les faibles, engendre la haine des générations futures et c’est ce que nous a montré l’Histoire à travers les larmes et le sang déversés ; et nous en parlerons encore générations après générations. Et ceci est contraire à l’Islam.

L’Islam aspire à rapprocher les gens de la vérité, c’est aussi ce a quoi Allah Ta’âla nous exhorte, de même que Son Messager et Sa religion bien aimée. Mais d’un autre coté, l’Islam n’est pas modifiable en fonction des caprices du peuple, tout comme sa voie ne peut être déviée en vue de satisfaire les gens :

« Si la vérité était conforme à leurs passions, les cieux et la terre et ceux qui s'y trouvent seraient, certes, corrompus » [23/71]

Les savants ont divergé et ont émis différents avis à ce propos. (i.e. le fait de tuer, femmes, enfants et vieillards dans une situation de guerre) :

-La première opinion :

-Le fait de tuer les femmes et les enfants n’est pas permis quelqu’en soient les circonstances, même si les mécréants se servent de ces derniers comme boucliers humains. Et c’est l’opinion de l’Ecole Malîkite et de Al Awzai-î. (cette opinion ne repose pas sur de réelles preuves tangibles)

-La seconde opinion :

Les faibles (i.e. femmes, enfants et vieillards) ne doivent pas être une cible, à moins qu‘ils combattent, ou se mêlent aux opposants combattants de sorte qu’il soit impossible pour les musulmans de combattre sans les atteindre et les tuer. Et c’est l’opinion des Shafi’îtes et Hanafîtes.

Al Mawurdy a dit (dans Al Ahkaam As-Sultaaniyah p41):

«Tuer les femmes et les enfants au cours d’une guerre n’est pas permis,tant qu’ils ne prennent pas part au combat, car le Prophète(paix et bénédiction sur lui) a interdit de les tuer. »

Al Sarkhasy a dit (dans Al Mabsut, Vol 10, p31):

«Prendre d’assaut et ouvrir le feu sur leurs constructions (i.e. les mécréants), ne doit pas être empêché en raison de la présence d’enfants et de femmes ; cela ne doit pas non plus être empêché en raison de la présence d’un prisonnier de guerre musulman et cela tant que ce sont les Polythéistes qui sont visés et assaillis.»

Les vieillards, qui prennent part aux prises de décision, peuvent être tués, ceci parce que selon Abou ‘Amr Al Ash’ari, le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a tué Duraid As-Sammah alors que ce dernier était âgé de plus d’une centaine d’années. (Le hâdith est rapporté par Al Boukhari et Mouslim)

L’aveugle, l’handicapé, et le malade mental qui sont prisonniers de guerre ne doivent pas être tués puisque seuls les combattants peuvent être tués délibérément. Il n’y a aucun mal a submerger d’eau une ville de mécréants, a ouvrir le feu sur les villes, ou a les bombarder avec une catapulte (Mangonel ballista): une machine de guerre qui lance des pierres), même s’il se trouve parmi eux des enfants ou des musulmans isolés.

Les savants (parmi les Salafs) ont émis des opinions différentes à ce propos, cela est du à la compréhension qu’ils ont eu de certains ahâdith et de la façon dont ces ahâdith leurs sont parvenus.

Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui), lorsqu’il est passé devant le corps d’une femme qui avait été tuée, a exposé les raisons quant à l’interdiction de tuer les femmes et les enfants ; il (paix et bénédiction d’Allah sur lui), a dit :

« Elle n’avait pas combattu. » (i.e. Elle n ‘aurait pas du être tuée parce qu‘elle n’était pas en mesure de combattre). (Rapporté par Ahmad, et Abou Dawoud)

L’Imam Malîk a fait de ce hâdith une preuve générale pour l’interdiction de tuer les femmes et les enfants.

Ibn ‘Omar (radhiAllahou’anhouma) a dit :

« Une femme fut retrouvée morte au cours d’une des batailles du Prophète(paix et bénédiction d’Allah sur lui), alors il (paix et bénédiction d’Allah sur lui) interdit de tuer les femmes et les enfants. »(rapporté par le groupe) [i.e Boukhari, Mouslim,Ibn Majah,At-Tirmidhî, sauf An–Nasaî et Abou Dawoud)]

Bien que les Shafi’ites soient d’accords avec cela, il s’agit là de règles ou directives générales de guerre. Il y a des cas et situations particulières qui sont appuyés par le hâdith suivant :

As-Sab Ibn Jouthamah a dit :

« Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) fut interrogé sur le fait d’attaquer les Polythéistes de nuit, alors que des femmes et des enfants peuvent être atteints de manière non intentionnelle. Il (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a répondu :

"Ils en font partie." » (i.e. les attaques ne doivent pas être interrompues en raison de la présence de femmes et d’enfants) [rapporté par Boukhari,Mouslim, Ibn Majah,At-Tirmidhî)

Un autre hadîth vient renforcer cette opinion, d’après At-Tirmidhî :

« Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a utilisé la catapulte pour bombarder les gens de Taa’if. »

(Et il est connu que les gens de la ville de Taa’if avaient avec eux toutes leurs familles au sein de leurs forteresses)

De plus, un troisième hadîth vient renforcer cet argument. Salmah Ibn Al Akwa a dit :

« Nous avons attaqué Houzan (tribu) de nuit avec Abou Bakr As-Siddiq, après que le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) l’ait assigné comme chef(Emir) pour cette offensive. » [Rapporté par Ahmad, et Abou Dawoud]

Les deux offensives suscitées concernant Taa’if et Houzan se sont toutes deux déroulées dans la période de fin de vie du Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui). (Par conséquent, il n’est pas possible de dire que cette règle n’est pas valable et qu’elle est peut-être remplacée par d’autres règles qui auraient un argument plus probant.)

En examinant ce problème sous différents angles, nous voyons bien que le fait d’empêcher l’armée musulmane de combattre les polythéistes parce que se trouvent avec eux des femmes et des enfants,ne serait pas dans l ‘intérêt des musulmans et leur causerait même du tort , de même que cela les exposerait a un danger certain ;particulièrement de nos jours ou les combats ne se font qu’aux armes a feu, avions de guerre et tanks. C’est pour cette raison que l’utilisation de toutes ces machines, armes à feu (et autres armements, etc.) ne peut être évitée et empêchée. (Cela n’aurait aucun sens).

Les savants sont unanimes sur l’autorisation de tuer un musulman s’il (ou elle) est utilisé(e) comme bouclier humain par les mécréants. Donc pourquoi interdiraient-ils de combattre les mécréants sous prétexte qu’ils auraient parmi eux des femmes et des enfants ?...

Est ce que le sang de la femme ou de l’enfant mécréants est plus sacré que celui des musulmans ?

En plus, cette interdiction (de tuer les femmes) est valable lorsqu’elles ne prennent pas part au combat ou ne se dévouent pas entièrement à leur croyance ou leurs idéologies en étant prêtes à mourir pour les défendre. De nos jours, la situation a évoluée, et sur ce point précis, les femmes ne se distinguent plus réellement des hommes.

Cheykh Al Islam Ibn Taymiya dit (dans Fatawa 28/537):

« La communauté musulmane a toujours été unanime sur le fait que lorsque les mécréants prennent les musulmans comme boucliers humains et que les musulmans craignent une défaite s’ils ne passent pas à l’attaque, alors il est licite d’ouvrir le feu tout en ne ciblant que les mécréants.
Certains savants ont dit qu’il est autorisé de continuer à faire feu, même si le fait de cesser le feu formerait moins de danger pour les musulmans. »

Ibn Al Arabi a dit dans Ahkaam Al Qor’an 1/104 :

« Les femmes mécréantes ne doivent pas être tuées, excepté si elles vous combattent, parce que le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) l’a interdit, mais c’est seulement dans le cas ou elles ne combattent pas. Si elles combattent, alors elles sont tuées. »

(RafidaynCenter Publications)
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Vieux 10/09/2007, 16h38
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Islam, Guerre, Terrorisme et Jihâd

Posté le 15 janvier 2002 à 05h22 - Écrit par le cheikh Salman Ibn Fahd El Awdah, traduit par Al-Mourabitoune

Le Coran nous informe qu'il est permis aux gens de résister contre ceux qui les attaquent. Allah dit :

Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs![Sourate Al-Baqarah 1:190]

Il () dit encore : Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah, et pour la cause des faibles: hommes, femmes et enfants qui disent: ‹Seigneur! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur[Sourate An-Nisa' 4:75]

Le Coran précise également que lorsque le parti adverse s'abstient de nous agresser, il n'est pas permis de les attaquer. Allah dit : S'ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux. Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de fitna et que la religion soit entièrement à Allah seul. S'ils cessent, donc plus d'hostilités, sauf contre les injustes. »[Sourate Al-Baqarah 1:192-193]

On comprend qu'il est aussi permis de se battre contre l'oppression et la persécution. Et cela ne s'applique pas seulement à l'Islam et aux Musulmans, car chacun a le droit d'adorer Dieu. Allah dit à ce propos : L'autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués [de se défendre] - parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes Capable de les secourir – ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, - contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient: ‹Allah est notre Seigneur›. - Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d'Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent [Sa Religion]. Allah est assurément Fort et Puissant[Sourate Al-Hajj 22:39-40]

Cela signifie également de manière clair que les Musulmans doivent se battre pour protéger et défendre les gens d'autres confessions s'ils sont dans des secteurs sous autorité musulmane. Tous les gens doivent être libres d'adorer Dieu selon leurs propres croyances. Ils doivent être libres de faire leurs propres choix. Allah dit : Nulle contrainte en religion![Sourate Al-Baqarah 1:256]

Tout cela nous emmène à détailler le concept de jihâd dont on parle tant. Il faut d'abord savoir qu'il n'y a aucune chose semblable à "la guerre sainte" dans l'Islam. Et que traduire le mot jihâd par guerre sainte est une erreur. La guerre sainte est effectuée par la force, pour soumettre d'autres nations à ses croyances religieuses alors que, comme nous avons dit, cela est expressément interdit en Islam. Le mot jihâd signifie en fait littéralement « la lutte » et s'applique à n'importe quel effort colossal, et non juste à la guerre. Faire le Jihâd, ce peut être faire un effort contre ses propres désirs ou de mauvaises inclinations.

Le combat, dans la guerre, peut également être un jihâd, mais sous quelles conditions ? Les musulmans se battent certes pour se défendre, mais également dans d'autre cas. Qu'est ce qui fait de tel combat un jihâd ? La réponse est qu'un combat ne devient un « jihâd » que s'il est fait pour le visage d'Allah et selon la Loi de Dieu. Même le combat pour se défendre des gens qui nous attaque ne serait un jihâd si les Musulmans ne rendaient les coups que pour se venger. Le Jihâd a une retenue que l'on n'a jamais pu observé dans une autre forme de guerre.

Dans la biographie du Prophète Muhammad , nous avons un exemple pratique de la manière dont la guerre Islamique - ou le jihâd - doit être effectuée. Lorsque le Prophète Muhammad a commencé à appeler les gens de la Mecque à l'Islam, il s'est heurté à une grande résistance au point d'avoir été sévèrement persécuté avec ses disciples. Certains d'entre eux ont été torturés à cause de leur foi et d'autre ont même été tué. La situation est devenue progressivement de plus en plus mauvaise jusqu'à ce que les Musulmans soit forcés de fuir. Ils ont émigré à Médine, une ville du nord dont les habitants acceptèrent l'Islam sans difficulté. Dans Médine, la première communauté Islamique a été établie et de là le Prophète Muhammad a continué sa mission d'appeler les gens à l'Islam.
Les Mecquois avaient l'ardent désir d'arrêter Muhammad et mettre fin à l'Islam. À beaucoup d'occasions ils ont attaqué Médine et les Musulmans ont dû résister. Pendant ces batailles nous pouvons voir comment a été mené le combat dans l'Islam.

Le Prophète Muhammad a interdit le meurtre de non-combattants. Ibn `Omar , un Compagnon du Prophète Muhammad , a dit : "j'ai vu le corps d'une femme tuée pendant une des batailles que je menais au cotés du Prophète , il a alors interdit le meurtre de femmes et des enfants." [Rapporté par Bûkhârî et Muslim]

Rabâh b. Rabî` était un autre compagnon du Prophète Muhammad . Il a rapporté un incident qui est arrivé pendant une des batailles : "nous étions avec le Messager de Dieu pendant une bataille et un groupe de gens s'est réunis. Le Prophète a envoyé un homme afin savoir la raison de cet attroupement. L'homme revint et dit : ' ils se sont réunis autour d'une femme tuée. Le Messager d'Allah dit alors : ' elle n'aurait pas dû être attaquée! ' Khâlid ibn Al-Walîd menant les forces, le Prophète lui a expédié un homme disant : ' dites à Khâlid de ne pas tuer des femmes ou les manoeuvres." [Rapporté dans Sunan Abî Dâwûd]

Le messager du Dieu avait l'habitude de dire les mots suivants à ses troupes avant leur envoi à la guerre : "Avancez au nom de Dieu. Ne tuez pas de personne âgée, ni enfant, ni femme et ne dépassé pas les limites." [Rapporté dans Al Muwatta' de l'imam Malek]

De tout cela, il nous est facile de voir la position de l'Islam face au terrorisme. Le terrorisme est une forme de guerre par laquelle des gens innocents sont spécifiquement visés afin d'insuffler la crainte dans une population. L'avis de l'Islam sur le terrorisme est directement à prendre de la position Islamique sur la guerre.

Il est clair, avec ce qui a été dit précédemment, que même pendant la guerre, lorsque les Musulmans se battent avec un ennemi agressif, on ne leur permet jamais de prendre pour cibles des civils. C'est strictement interdit selon la Loi Islamique. Le meurtre d'innocents est considéré comme un meurtre, même pendant les temps de guerre. Celui qui tue intentionnellement des gens innocents est un meurtrier qui mérite la punition réservée aux meurtriers. Le terrorisme est catégoriquement interdit dans l'Islam.


Partout dans l'histoire Islamique, le traitement du Musulman envers les autres peuples en temps de guerre était exemplaire. Abû Bakr , un Compagnon du Prophète Muhammad et premier Calife de l'Islam venu après lui, a envoyé une armée en Syrie pour se battre avec les légions agressives Romaines et est parti leur donner les mots d'encouragement. Il a dit : "vous allez trouver un groupe des gens qui se sont consacrés à l'adoration de Dieu [c'est-à-dire des moines], laissez-les à ce qu'ils font."

Lorsque `Omar ibn Khatab , un autre compagnon du Prophète Muhammad et seconde Calife de l'Islam, a chassé les légions Romaines de Jérusalem, les Musulmans ont été accueillis comme des libérateurs. Bien que les Musulmans aient vaincu cette terre, il ne leur a pas été permis de considérer les habitants de celle-ci comme leurs ennemis. Leurs ennemis étaient uniquement les Romains qui les avaient attaqués. Quand `Omar est entré dans Jérusalem en conquérant, il est venu humblement et au lieu de dictée des lois durs aux gens, il a apporté un traité qui a garanti aux habitants de Jérusalem - qui était principalement Chrétien - leur liberté et leur sécurité contre toute persécution. On a extrait la chose suivante du traité qu'il a rédigé pour eux : "C'est ce que `Omar, le Commandeur des Croyants, accorde aux gens : la paix. Il leur accorde la sécurité de leurs personnes, leurs églises et leur croix... leurs églises ne seront pas fermées, ni détruites. Rien ne sera pris d'eux, pas même leurs croix. Ils ne seront pas contraints à abandonner leur foi et aucun d'entre eux ne sera lésé."

On voit donc qu'il n'y a aucunement le concept de "guerre sainte" en Islam. On ne permet pas aux musulmans d'imposer leur religion. Le mot jihâd signifie "la lutte ou l'effort". Cette lutte peut être de nature militaire. Lorsqu'elle a lieu, on différencie clairement un jihâd d'une guerre normale. Le Jihâd ne peut jamais être une bataille menée dans le but d'obtenir un gain temporel, pour la gloire de la conquête, ou même dans un but de vengeance.

En guerre, on ne peut donc se battre que pour protéger les vies, la propriété et les libertés des gens. Les musulmans doivent se battre pour protéger la liberté des gens afin adorer Dieu quand cette liberté est attaquée de force. Il n'est jamais permit d'attaquer des gens innocents, même lorsqu'ils sont eux même attaqués. N'importe quels gens allant contre ce principe établi par la Loi Islamique se battent contre l'Islam. Ils seraient grotesque d'appeler ce combat un jihâd, un mot qui signifie lutter dans la cause de l'Islam. Si ont les mets à la lumière des Loi Islamiques, ils ne sont en fait que des meurtriers et doivent être traités comme tel.
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Mais toi tu sais bien que derrière leurs vociférations et leurs chants, derrière leurs cris et leurs danses, derrière leurs drapeaux étoilés et leurs armes de guerriers, derrière leurs feux d’artifice et leurs idoles de paille, il n’y a rien.
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Vieux 10/09/2007, 16h53
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Salamu3alaykoum




Vous lisez de travers lorsque vous lisez mon frère ?
Parce que je ne comprends pas pourquoi vous avez mis ces paragraphes en rouge.
Qui parle de viser des civiles ? Qui parles de tuer intentionnellement des innocents ?

Sinon, vous avez lu l'article précédent ?



Wa salam
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"Ô vous les hommes, la bataille est engagée, les appels au jihad sont lancés, les portes du paradis sont ouvertes. Si vous n'êtes pas des cavaliers guerriers, poussez vous et laissez place aux femmes pour diriger la bataille. Allez les remplacer, prenez les ustensiles, vous êtes alors des femmes, même si vous portez la barbe et le turban."
Ibn Jawzi


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Vieux 10/09/2007, 17h10
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Citation:
Il est clair, avec ce qui a été dit précédemment, que même pendant la guerre, lorsque les Musulmans se battent avec un ennemi agressif, on ne leur permet jamais de prendre pour cibles des civils. C'est strictement interdit selon la Loi Islamique. Le meurtre d'innocents est considéré comme un meurtre, même pendant les temps de guerre. Celui qui tue intentionnellement des gens innocents est un meurtrier qui mérite la punition réservée aux meurtriers. Le terrorisme est catégoriquement interdit dans l'Islam.
C'est exactement ce qui est ecrit dans le texte plus haut, on parle de cibler/viser intentionnellement et volontairement des femmes /enfants civils.

C'est interdit en Islam.

Mais dans le cas ou:

1/ils participent au combat
2/ ils sont melangés a la foule mécréante opposante

Les tuer devient permis car dans le cas 1:ils sont combattants
dans le cas 2: il est impossible de ne faire des victimes que du cotés des combattants opposants sans toucher(et cela sans viser) des femmes ou des enfants.

c'est un peu comme si tu pars la pêche et que tu decides de ne pêcher que "les poissons bleus", tu jettes ton filet, forcément des" poissons gris" s'y trouveront.

Wa Allâhoua'lem
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Vieux 10/09/2007, 17h43
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Asalamou'alaykoum

Je n'ai aucune intention de polémiquer, j'ai juste souligner un passage d'un article du Cheikh Salman al Awda qui me parrait essentiel et important.

L'islam est une religion d'éthique et de morale qui se reflète aussi dans les règles strictes auxquelles le combattant doit se plier loin de toute haine aveugle et de toute passion.

Ce n'était qu'un complément sur le sujet.
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Vieux 10/09/2007, 17h58
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Encore un complément intéressant.


Question :

Bonjour.

Comme l'actualité internationale n'est en ce moment pas très réjouissante (des conflits armés dont certains mettent aux prises des musulmans avec des non-musulmans), j'ai voulu en savoir un peu plus sur votre religion. Et j'ai trouvé deux paroles (vous dites, je crois, des hadiths) de votre prophète qui m'ont choqué. "Le prophète fut interrogé au sujet des femmes et des enfants des polythéistes qui sont tués dans une attaque nocturne menée par les musulmans. Il répondit : "Ils font partie d’eux." La seconde : "Le prophète a dit : "La guerre est une tromperie"."

Ces deux paroles ne donneraient-elles pas au musulman qui se trouve dans une situation de conflit armé le sentiment d'être en droit de tuer des civils en se disant : "Ils font partie d'eux, c'est-à-dire du peuple que je combats, donc je peux les viser", ainsi que de pouvoir, la conscience tranquille, trahir les accords entre nations ainsi que les accords concernant les prisonniers, car "la guerre est une tromperie" ? Un musulman ne pourrait-il pas chercher à obtenir un titre de séjour dans un pays, puis, une fois y arrivé, se mettre à tuer, sous prétexte qu'il est en état de guerre et que la guerre est une tromperie ?


Réponse :

Le premier hadîth que vous avez cité est rapporté par al-Bukhârî et Muslim (n° 3281). D'une part il parle non pas de tout polythéiste en sorte qu'il soit indiqué de les tuer tous – mais il me semble que vous l'avez bien compris, car je note que vous avez précisé "le musulman qui se trouve dans une situation de conflit armé " – ; il parle de personnes harbî, c'est-à-dire avec qui le Prophète et ses Compagnons étaient en état de belligérance (cliquez ici pour découvrir les différents types de relations entre Etats, et en quelles circonstances précises il est légal d'entrer en état de belligérance – ce qui fait d'un pays : "un pays harbî"). La preuve en est que le Prophète a aussi dit : "Celui qui tue un mu'âhid ne sentira même pas le parfum du paradis" (al-Bukhârî, 2995 ; rapporté avec une variante par at-Tirmidhî, 1403, an-Nassaï, 4748). Le terme "mu'âhid" désigne aussi bien le non-musulman résidant en terre musulmane, que le non-musulman résidant en terre non-musulmane qui est liée par un traité de paix avec la terre musulmane ; et un polythéiste aussi peut être un mu'âhid (cliquez ici pour en savoir plus). Quant à "ne pas sentir le parfum du paradis", cela signifie : "avoir fait une faute morale grave au point d'être passible d'être envoyé dans la géhenne".

D'autre part il faut savoir que, contrairement à ce que vous croyez, le Prophète a bien dit qu'il y a certaines catégories de personnes (notamment les femmes et les enfants, mais nous verrons en détail plus bas, en B, quelles sont toutes ces catégories) que, bien que harbîs (ressortissantes du pays qui est en état de guerre avec le pays musulman), il est interdit de viser lors des combats, conformément à des hadîths existant sur le sujet. Le hadîth que vous avez cité (en premier) parle, lui, d'un cas de figure différent ; nous le verrons plus bas.


A) La règle première est l'interdiction d'attenter à toute vie humaine :

Et cette règle ne concerne pas seulement de la vie du musulman mais la vie de l'humain en tant que tel. C'est uniquement en des cas limités qu'il devient prescrit de tuer. Ibn Taymiyya écrit : "Le principe originel ("al-asl") est que la vie de l'humain est protégée : il ne peut être tué que pour une raison juste" (As-Sârim p. 104). Ce discours de l'islam est présent également dans d'autres religions et idéologies, où, par exemple, au cas où quelqu'un est attaqué – sans raison justifiée – par un homme armé entré chez lui, en dernier recours il devient permis de le tuer, pour cause de légitime défense ; de même, disent tous les pays du monde, en cas d'invasion par une armée ennemie, il devient nécessaire de défendre sa patrie face à l'envahisseur, et, sous la bannière d'une autorité légitime, les combattants font face à l'ennemi avec la claire intention de tuer ces soldats venus d'ailleurs, avec l'objectif, plus général, de les repousser du pays.


B) Qui ne peut être tué lors du déroulement des combats ?

Pour comprendre ce que le Prophète a dit à ce sujet, il faut se souvenir – comme l'a écrit Ahmad Amîn – que, parmi les harbîs (les ressortissants du camp ennemi), il y avait d'une part les gens qui étaient présents sur le champ de bataille (ou dans la cité qui était investie par l'armée) ("usrâ harb"), et d'autre part les gens qui n'étaient pas présents sur le champ de bataille mais qui résidaient dans la région qu'une éventuelle victoire allait faire passer sous la direction de la Dâr al-islâm ("ahl ul-balad il-maftûh alladhîna lam yakûnû fi-l-jaysh il-muhârib") (Fajr ul-islâm, Ahmad Amîn, pp. 86-87). C'est la première catégorie de gens qui nous intéresse ici ; nous parlerons plus bas de la seconde.

B.a) Ceux qui étaient présents sur le champ de bataille ou dans la cité investie :

En Arabie, à l'époque du Prophète, se trouvaient sur le champ de bataille non seulement les combattants mais aussi des gens non-combattants : il y avait ainsi des femmes, des personnes employées par des combattants pour les servir pendant leur déplacement ('assîf), et même des marchands (aswâq) s'étant joints à l'armée pour vendre leurs produits (voir par exemple le célèbre hadîth relaté par Aïcha : "wa fîhim aswâquhum") : tout ce monde était présent sur le champ de bataille. Pareillement, au cas où c'était une cité ennemie que l'armée musulmane attaquait (comme par exemple lors de l'attaque contre Banu-l-Mustaliq, attaque qui relevait du cas 3), elle se trouvait face à non seulement des hommes qui combattaient mais aussi des femmes, des enfants, des paysans, des moines, etc.

Or le Prophète a spécifié que les femmes et les enfants ne doivent pas être tués lors d'un conflit armé (rapporté par al-Bukhârî, 2851, Muslim, 1744) ; ayant vu une femme tuée, il dit : "Comment celle-ci a-t-elle été tuée alors qu'elle ne combat pas" (Abû Dâoûd). Il y a unanimité quant à l'interdiction de viser délibérément, parmi les ressortissants du pays ennemi, des femmes et enfants lors des attaques contre l'ennemi (Al-Mughnî 12/673), conformément à ces hadîths du Prophète sur le sujet.


A part les femmes et les enfants, d'autres ressortissants du pays ennemi sont-ils aussi concernés par l'interdiction de viser ?

# Selon un premier avis – c'est l'un des deux avis relatés de ash-Shâfi'î (Al-Mughnî 12/722, Bidâyat ul-mujtahid 1/714) –, parmi les harbî, seuls les femmes et enfants ne doivent pas être tués.

# Il y a un second avis qui est différent : cet avis dit que, en sus des hadîths interdisant de tuer, lors des combats, les femmes et enfants ressortissants du pays ennemi, il est d'autres hadîths qui interdisent de tuer également des hommes ressortissants du pays ennemi : ainsi, il est des hadîths – leur authenticité fait cependant débat – qui interdisent de tuer – parmi les ressortissants ennemis et alors qu'il y a combat, car nous rappelons que c'est de ce cas que nous parlons ici – le grand vieillard ("shaykh fânî") (il y a de même une parole de Omar qui interdit de tuer "shaykhan himman"", et une de Ibn Abbâs qui dit la même chose à propos de "ash-shaykh ul-kabîr" : Al-Mughnî 12/722-723). D'après ash-Shawkânî, la raison en est que le pays musulman est, de façon perpétuelle ('ala-d-dawâm), à l'abri qu'une telle personne puisse l'attaquer ; ash-Shawkânî en a donc déduit que la règle est applicable à toute personne du pays ennemi dont, de façon perpétuelle ('ala-d-dawâm) on est à l'abri qu'il puisse attaquer : c'est le cas de l'homme handicapé et de l'homme aveugle : ils ne doivent pas être visés (Nayl ul-awtâr 8/69).

# Une autre synthèse existe qui ressort de plusieurs avis : cette synthèse part du constat qu'il existe d'autres hadîths encore qui interdisent de tuer (parmi les ressortissants du pays ennemi) l'homme employé par le combattant pour le servir, moyennant salaire, durant ses déplacements ("'assîf" : Abû Dâoûd 2669 : ce terme désigne l'employé, comme le montre le récit bien connu où un Compagnon vint voir le Prophète et lui dit : "Inna-b'nî kâna 'assîfan 'alâ hâdhâ…") ; de même, il est une parole de 'Omar qui interdit de tuer le paysan ("fallâh") (Al-Mughnî 12/726) ; enfin, il est un hadîth (cependant dh'aïf) qui interdit de tuer les "gens des monastères" ("as'hâb us-sawâmi'"), interdiction que des ulémas ont appliquée au moine en général ("râhib") (Al-Mughnî 12/723). Dès lors, les ulémas tenants de cette synthèse disent que la règle d'interdiction de tuer concerne, parmi les ressortissants du pays ennemi, non pas seulement les femmes et les enfants, non pas seulement les hommes dont on est définitivement à l'abri d'un quelconque mal de leur part (comme le vieillard, l'handicapé et l'aveugle), mais également les hommes qui ne sont pas, en actes, des combattants : c'est le cas de l'homme engagé par le combattant pour le servir, moyennant salaire, durant ses déplacements ('assîf) ; c'est également le cas, lorsque c'est une cité ennemie qui est investie, du moine (râhib) et du paysan (fallâh). Ibn Rushd écrit ainsi que selon certains mujtahids, ne doivent pas être tués : "celui qui n'est pas capable de combattre, ou qui ne s'est pas posé en combattant, comme le paysan et l'employé" (Bidâyat ul-mujtahid 1/716). ("Ceux qui ne sont pas capables de combattre" sont par exemple l'enfant et le grand vieillard.)

C'est ce troisième avis qui a été retenu par Cheikh Khâlid Saïfullâh, de même que par Wahba az-Zuhaylî. C'est à cet avis que j'adhère et c'est à lui que j'invite tous mes coreligionnaires à adhérer, et même ceux qui sont shafi'ites. On voit d'ailleurs ici le risque qu'il y a à exiger que chaque musulman reste strictement confiné aux avis présents dans son école juridique de référence : dire ceci c'est exiger des musulmans d'obédience shafi'ite qui se trouveraient aujourd'hui en état de belligérance parce que leur pays est occupé, qu'ils appliquent le premier avis que nous avons cité plus haut et considèrent tous les ressortissants ennemis comme étant des hommes à abattre. Quel serait alors le résultat ? On voit que s'il y a beaucoup d'avantages, comme l'a écrit Shâh Waliyyullâh, à prendre une école juridique comme école de référence, on n'a pas d'autre choix, sur certains points (juz'iyyât / furû') que celui d'adopter les règles présentes dans d'autres écoles ou auprès d'autres mujtahids…

Pour en revenir à notre sujet, il faut savoir qu'il y a par contre des cas exceptionnels où les types de personnes susmentionnés peuvent être visés : c'est quand ils prennent part aux combats (Al-Mughnî 12/726, 674). Diriger les opérations militaires par ses conseils est aussi une forme de participation aux combats, comme ce fut le cas de Durayd lors de la bataille de Hunayn.


Wahba az-Zuhaylî a déduit de tout cela qu'aujourd'hui, sont concernés par cette règle "ceux qu'on appelle maintenant les civils" (Al-'Alâqât ad-duwaliyya fi-l-islâm, p. 66).


Aujourd'hui on peut d'ailleurs aisément différencier, parmi ceux qui sont ressortissants du pays ennemi, les combattants de ceux qui ne le sont pas : les premiers portent une tenue spécifique, qui les distingue des seconds.

Quel est le lieu dont parle cette règle disant qu'ils ne doivent pas être visés : lorsque les deux armées se font face sur un champ de bataille et qu'alors de telles personnes sont présentes dans le camp de l'armée ennemie ? ou lorsque l'armée musulmane attaque une cité et que s'y trouvent aussi bien des combattants que de telles personnes ? Dans les deux cas, wallâhu a'lam.

Et les prisonniers de guerre ?


Les prisonniers sont les individus capturés vivants sur le champ de bataille ou dans la cité investie. Il s'agit, comme l'ont dit des mujtahids, de faire ce qui correspond le plus à l'intérêt de l'Islam (al-aslah). En vertu de ce qui semble servir le plus l'intérêt aujourd'hui, les non-combattants seront relâchés et les combattants seront gardés et pourront servir de rançon contre d'autres prisonniers (Al-Mughnî 12/548).


B.b) Les ressortissants ennemis dont la cité était "ouverte" par le combat :

A l'époque, il n'y avait pas les actuels accords internationaux de non-agrandissement des pays par conquête, et il arrivait qu'une cité n'ait pas été investie mais fasse partie de l'espace qui avait été "ouvert" à la conquête d'une victoire lors d'une bataille s'étant déroulée dans la région (c'est d'ailleurs ainsi que le territoire du royaume de France a été agrandi au nord-est par Louis XIV). Les habitants d'une telle cité n'étaient pas des prisonniers faits sur le champ de bataille ; que devenaient-ils ?

Ahmad Amîn écrit que Omar ibn ul-Khattâb, "qui constitue la référence à propos de ce genre de questions", les a laissés sur place en Irak (qu'avait ouvert la bataille de Qâdissiyya) avec leurs propriétés foncières, en tant que personnes protégées (Fajr ul-islâm, Ahmad Amîn, p. 87).


C) Pour en revenir à votre question :

Viser des non-combattants ennemis est interdit, comme nous l'avons vu.

Dès lors, viser un lieu habité ou occupé par de telles personnes est également interdit.

Le hadîth que vous avez cité ("Le Prophète fut interrogé au sujet des femmes et des enfants des polythéistes qui sont tués dans une attaque nocturne menée par les musulmans. Il répondit : "Ils font partie d’eux.") parle quant à lui du cas de figure où une attaque est lancée contre un lieu de combattants ennemis (par exemple un camp armé ennemi), mais, ce faisant, des personnes non-combattantes aussi, se trouvant à ce moment précis parmi ces combattants, sont involontairement touchées. Il n'y a à ce sujet pas de différence avec ce qu'aujourd'hui les grandes puissances occidentales nomment : "des victimes collatérales". C'est d'ailleurs chose que ces puissances pratiquent jusqu'à nos jours, comme par exemple récemment en Afghanistan et en Irak.

Plus fort encore : lors de la récente agression d'Israël contre le Liban se produisit la fameuse attaque israélienne contre Cana, où un bâtiment civil libanais fut touché et où de nombreux civils perdirent la vie. L'état-major israélien a affirmé que c'est parce que s'y trouvait des batteries du Hezbollah que la ville avait été visée. Les Libanais ont affirmé qu'il ne s'y trouvait nulle batterie. Une enquête avait été ordonnée, et c'est à elle de dire ce qu'il en fut réellement, mais voici un autre point de vue sur la question, qui pourrait expliquer bien des choses…

"Yesha Rabbinical Council : During time of war, enemy has no innocents The Yesha Rabbinical Council announced in response to an IDF attack in Kfar Qanna that "according to Jewish law, during a time of battle and war, there is no such term as 'innocents' of the enemy."

All of the discussions on Christian morality are weakening the spirit of the army and the nation and are costing us in the blood of our soldiers and civilians," the statement said. (Efrat Weiss).

C'est ici : Ynetnews.

Sans même parler– au vu des accords internationaux de non-agression (en arabe : 'ahd) – de la légalité de la récente offensive israélienne contre le Liban, on voit que de toute façon, pendant l'état de belligérance, ce conseil rabbinique conseille à l'armée de ne pas pratiquer la distinction qui existe ailleurs entre le fait de viser délibérément des non-combattants et le fait de les atteindre involontairement lors d'une attaque contre un lieu de combattants ennemis. Non, il n'y a tout simplement "pas d'innocents en pays ennemi" – car une telle conception relèverait de "la morale chrétienne" [alors que nous venons de voir qu'elle existe aussi en Islam], les discussions de ce genre "affaiblissant l'esprit de l'armée et de la nation" –, et c'est ce qui fait que des non-combattants arabes peuvent être visés sans aucun problème de conscience… Est-ce la même raison qui a poussé au bombardement de civils en train de charger des fruits à la frontière libano-syrienne ?

Avez-vous, contre tout cela, entendu l'élévation de nombreuses voix, ou plutôt des molles protestations ici, voire même des justifications là ?


D) Peut-on mentir à l'ennemi ? l'induire en erreur ? trahir la parole qu'on lui a donnée ? ne pas respecter l'accord qu'on a passé avec lui ?

Concernant le fait de tromper l'ennemi : le hadîth où le Prophète a dit : "La guerre est une tromperie" est rapporté par al-Bukhârî, Muslim.

Cependant, il faut savoir qu'en arabe il est deux termes différents, qui sont tous deux traduits en français par "tromperie" alors qu'ils désignent deux choses différentes :
# il y a "ghad'r", qui est parfois traduit lui aussi par "tromperie", alors qu'il désigne en fait la "trahison" : il s'agit du fait de violer l'engagement pris (l'accord de paix, ou l'annonce d'une trêve bilatérale) ;
# et puis il y a "khud'ah" (également prononcé : "khad'ah"), qui désigne la "khidâ'", le fait d'induire l'ennemi en erreur.
Or, quand le Prophète a dit sa célèbre parole : "La guerre est une tromperie", il a utilisé le terme "khud'ah" et non celui de "ghad'r" : "tromperie" mais non "trahison de la parole donnée".

Tout au contraire, il a, dans d'autres propos, interdit le "ghad'r" ; quand, après avoir conclu l'accord de al-Hudaybiya selon lequel tout mecquois devenu musulman ne pourrait trouver refuge à Médine, Abû Bassîr, un Mecquois converti à l'islam et ayant pu s'échapper de sa ville, vint jusqu'à lui à Médine dans sa mosquée ; il le remit aux Mecquois idolâtres venus le réclamer en disant : "Dans notre religion la trahison ("al-ghad'r") n'est pas permise" (cité dans Al-Mughnî 12/632).

An-Nawawî, commentant le hadîth "La guerre est une tromperie", écrit justement qu'il ne peut en aucun cas consister à violer l'accord ('ahd) ou la promesse de vie sauve (amân) (cité dans Fat'h ul-bârî 6/191). Il ne s'agit donc en aucun cas de violer l'engagement de non-agression qu'on a pris à l'égard d'une nation, ni de trahir la parole qu'on a donnée à l'ennemi.

En fait la "khud'a" consiste à induire l'ennemi en erreur. Ce qui est très différent, et relève de l'art de la gestion intelligente d'un conflit. Un bon exemple de "khud'a" est celui que Nu'aym ibn Mas'ûd employa pour provoquer la rupture entre d'une part les armées coalisés – dont les Mecquois et les Ghatafân – venues assiéger Médine et d'autre part la tribu médinoise juive Banû Qurayza ayant rompu le pacte avec les musulmans et représentant une menace, dans le même temps, de l'intérieur même de Médine. S'étant converti à l'islam à l'insu de ses anciens alliés, et étant venu trouver le Prophète et lui demander de lui permettre de faire quelque chose contre l'ennemi, le Prophète lui répondit de faire ce qu'il pouvait, en précisant justement : "La guerre est une khud'a". Nu'aym se rendit auprès des Banû Qurayza – dont il avait été l'ami –, et leur tint en substance le discours suivant : "Vous avez mal fait de rompre le pacte avec Muhammad et les siens. Car si le siège de ces derniers devait échouer, les Mecquois et les Ghatafân partiraient loin d'ici, chez eux, et vous vous retrouverez face à ceux que vous avez trahis. Alors laissez-moi vous conseiller de leur demander de laisser parmi vous certains des leurs, en garantie qu'ils ne partiront pas en vous abandonnant à votre sort". Puis il se rendit auprès des Quraysh (les Mecquois) et leur dit en substance : "Sachez que les Banû Qurayza ont regretté vous avoir écoutés et avoir rompu le pacte avec Muhammad, lui ont proposé de renouer ce pacte, et, pour se faire pardonner de leur rupture, lui ont offert de lui livrer des prisonniers parmi vous." Puis il alla chez les Ghatafân et leur dit la même chose.
Quand les Banû Qurayza demandèrent de telles personnes en garantie, ceci suscita la méfiance des Mecquois et des Ghatafân, qui se dirent que Nu'aym avait dit vrai et que les Banû Qurayza allaient sans doute remettre ces personnes au Prophète.
Ils envoyèrent comme réponse aux Banû Qurayza qu'il était hors de question qu'ils leur remettent qui que ce soit. Lorsque cette réponse leur parvint, les Banû Qurayza pensèrent que Nu'aym avait eu raison de les mettre en garde.
S'ensuivit une cassure entre les deux parties alliées, ce qui contribua – avec d'autres difficultés climatiques surgies dans le même temps – au départ des Mecquois et des Ghatafân et à la levée du siège (voir le récit avec les termes exacts dans par exemple Ar-Rahîq ul-makhtûm, pp. 349-351).

Un musulman d'un pays musulman (Dâr ul-islâm) a obtenu des autorités d'un pays non-musulman avec lequel son pays est en guerre (Dâr ul-harb) l'autorisation d'y séjourner (amân, sauf-conduit, ce qui, à certains égards, s'apparente à l'actuel titre de séjour, ou visa). Les ulémas ont écrit qu'il n'est pas autorisé à ce musulman de profiter de son séjour dans ce pays ennemi pour y dérober quoi que ce soit, car cela violerait l'engagement qu'il a pris avec ces autorités non-musulmanes (Al-Mughnî 12/689). S'il est interdit de profiter d'un tel séjour pour y dérober quoi que ce soit, comment pourrait-il être autorisé d'en profiter pour tuer un homme ?


Conclusion :

Vous voyez, les choses sont très différentes de ce que vous avez pu imaginer, tant au sujet du premier que du second hadîths que vous avez lus.

Il est vrai que tout le monde ne comprennent pas toujours ces nuances, ne considèrent qu'un seul hadîth sans le nuancer à la lumière de ce que d'autres hadîths disent. Mais c'est également pourquoi j'ai voulu mettre cette réponse en ligne au lieu de me contenter de vous l'envoyer de façon personnelle.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

Anas Ahmed Lala
__________________
Mais toi tu sais bien que derrière leurs vociférations et leurs chants, derrière leurs cris et leurs danses, derrière leurs drapeaux étoilés et leurs armes de guerriers, derrière leurs feux d’artifice et leurs idoles de paille, il n’y a rien.
Strictement rien. Un cortège d’ombres qui déjà s’enfonce dans les ténèbres...
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  #7 (permalink)  
Vieux 16/09/2007, 05h34
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al ajourri_2 deviendra célèbre bien assez tôt
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assalamou aleykoum

je voudrais connaitre les arguments de ceux qui permettent les attentats commis dans les metro ,bus, batiments ect.. chez les kofars dont les etats participent d une maniere ou d une autre a la guerre contre les muslimines,que ce soit en irak ou en afghanistan ou ailleurs ??

g lu quelques textes sur ce sujet mais j avoue ne pas avoir eté convaincu sur le fait que ce soit permis char3an .

si vous avez des arguments clairs qui prouvent que c est permis merci de m en faire part .

assalamou aleykoum
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  #8 (permalink)  
Vieux 16/09/2007, 11h42
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salam alaykoum

on a jamais dit aue c'était permis....
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  #9 (permalink)  
Vieux 16/09/2007, 15h25
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Localisation: paris
Messages: 14
al ajourri_2 deviendra célèbre bien assez tôt
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assalamou aleykoum

g jamais dit que tu ou vous aviez dit que c permis )))

je pose juste la qst en raport avec le sujet .

assalamou aleykoum
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  #10 (permalink)  
Vieux 16/09/2007, 15h37
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Pour les autres positions :

Otheymin sur le fait de tuer les femmes et enfants de ceux qui tuent les notres.
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Votre frère
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